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DUNKERQUE-SAINT
POL SUR MER Par
Georges
SARRE, Ancien Ministre, Premier secrétaire du Mouvement Républicain
et Citoyen
Madame,
Monsieur, Chers Amis, Nous
avons eu un été pourri. Voici maintenant une triste rentrée
pour la gauche. L'occasion
du printemps 2007 a été gâchée. L'élection présidentielle
après les douze années Chirac a été perdue. Nicolas
Sarkozy est au zénith de sa popularité avec, si l'on en croit les
sondages, près de 70% d'opinions favorables. La gauche est en miettes,
sans leader, sans projet, sans ressort. Après
douze années Chirac, la France est-elle condamnée à dix années
Sarkozy ? Le
nouveau Président de la République dispose d'atouts impressionnants.
Son inlassable activité contraste avec l'inertie relative de son prédécesseur.
Son discours habilement démagogique attire la sympathie de larges fractions
de l'opinion et particulièrement de certaines couches populaires, perdues
par la gauche depuis longtemps. Cela
lui a suffi pour annihiler toute concurrence à droite et asphyxier le centre
et l'extrême droite ; Le Pen a perdu l'usage de la parole et Bayrou s'est
fait voler son groupe parlementaire et jusqu'à son idée-phare de
dépasser les clivages partisans. Mais
cela suffira t'il pour assurer à Sarkozy un succès durable ? En
y réfléchissant, nous trouvons plusieurs fortes raisons de reprendre
courage. Le
style de Sarkozy, tout d'abord, qui séduit tant, est voué à
une usure rapide. L'omni-présence médiatique n'est pas tenable sur
le long terme, même en retouchant les images lorsqu'il faut faire paraître
le ventre plus plat et l'apparence plus flatteuse. Elle finit par fatiguer autant
les spectateurs que l'artiste lui-même. La méthode qui consiste à
courir après l'actualité en annonçant une loi nouvelle à
chaque nouvelle catastrophe ou à chaque nouveau crime n'est pas nouvelle.
On sait qu'elle ne mène à rien d'autre qu'à perdre de vue
la bonne application des lois existantes. Déjà nous voyons l'incessante
gesticulation du nouveau président aboutir à des improvisations
et à des cafouillages. Les allègements fiscaux imprudemment promis
par le candidat Sarkozy aux acquéreurs de résidences principales
sont partiellement censurés par le Conseil constitutionnel. Le ministre
des Affaires étrangères que le Président a cru habile de
tirer des rangs socialistes malgré sa notoire inaptitude à une telle
fonction soulève un pitoyable incident diplomatique en décernant
publiquement un bonnet d'âne au Premier ministre irakien. Le gouvernement
et la France elle-même sont humiliés quand Kouchner doit revêtir
lui-même le bonnet d'âne en présentant ses plus plates excuses.
Nous en verrons bien d'autres. Mais
au-delà du style et de la méthode, il y a le fond des choses. Sarkozy
a bâti son succès en annonçant tout à la fois une politique
nettement à droite, celle que les privilégiés attendaient
depuis longtemps, mais aussi des mesures en faveur des oubliés de la croissance
et de la politique : le retour au plein emploi, l'amélioration du pouvoir
d'achat, une lutte efficace contre la pauvreté. Il a feint de prendre en
charge les craintes d'une large majorité de Français, exprimée
au référendum de 2005, devant l'Europe ultra-libérale et
la mondialisation ; il s'est fait le chantre de " l'Europe qui protège
". Ce discours qui l'a fait élire est celui d'un récidiviste.
Le récidiviste est Henri Guaino qui, déjà en 1995 , tricotait
pour Jacques Chirac des déplorations sur le thème de la " fracture
sociale ". On sait ce qu'il en est advenu. On peut prévoir ce qu'il
adviendra encore des beaux discours de M. Guaino. Naturellement,
la déception sera une fois encore au rendez-vous. Elle est déjà
là. Pour
attirer les voix de ceux qui avaient voté non au référendum,
Sarkozy avait promis de s'opposer à l'entrée de la Turquie dans
l'Union européenne ; il avait fustigé la Banque centrale européenne
et sa politique de l'euro fort qui asphyxie nos industries. Que fait-il ? Il
donne le feu vert à la poursuite des négociations d'adhésion
avec la Turquie. Il se fait tancer sans broncher par Mme Merkel qui tient à
l'euro fort et à l'indépendance de la BCE. Pire encore, il se fait
le promoteur d'un " traité simplifié " comprenant tous
les points essentiels du traité constitutionnel rejeté en 2005 mais
qu'il se propose de faire entrer en vigueur sans consulter à nouveau les
Français. Voilà sa politique européenne : refus cynique de
la démocratie, poursuite sournoise dans la voie de l'ultra-libéralisme. En
politique étrangère, le refus de la criminelle et désastreuse
intervention américaine en Irak avait été le point positif
de la présidence Chirac. Que fait Sarkozy ? A deux reprises, avant et après
son élection, il rend d'amicales visites à un Georges Bush à
bout de souffle et rejeté par les Américains eux-mêmes. Il
envoie en Irak pour étudier les moyens d'associer la France à l'enlisement
américain ce Kouchner qui avait été en son temps l'un des
rares Français à approuver l'intervention des Etats-Unis, au moment
même où la Grande-Bretagne commence à prendre ses distances.
Et pour faire bonne mesure, il aggrave notre engagement en Afghanistan en expédiant
à Kandahar notre force aérienne basée jusque là de
l'autre côté de la frontière. C'est le dos tourné à
l'époque Chirac et Villepin, ainsi qu'aux derniers vestiges de la politique
d'indépendance nationale du Général de Gaulle ; c'est le
retour à l'alignement atlantiste de la IV° République. M. Bush
a trouvé un nouveau caniche, après les disparitions d'Aznar, de
Berlusconi et de Blair. En
politique intérieure, la " rupture " promise par Sarkozy, c'est
de belles paroles pour les travailleurs, les chômeurs et les plus défavorisés,
mais des actes qui ne font qu'aggraver les orientations les plus réactionnaires
souhaitées par le grand patronat, la droite et l'extrême droite.
C'est la démagogie anti-fonctionnaires et anti-services publics avec le
" service minimum " qui porte atteinte au droit de grève, avec
l'objectif de remplacement d'un agent sur deux partant en retrait, comme si les
fonctionnaires étaient des budgétivores nuisibles à éradiquer,
avec la suppression de 11 200 postes d'enseignants et la poursuite des privatisations... C'est
la préparation, annoncée devant le MEDEF transporté d'allégresse,
voici dix jours, de nouvelles mesures contre les retraites ; ce sont les restrictions,
dures aux moins fortunés, des remboursements des dépenses de santé. C'est
le catastrophique " paquet fiscal " qui réduit à sa plus
simple expression l'impôt de solidarité sur la fortune, accorde aux
acquéreurs de résidences principales un crédit d'impôt
sans utilité économique et moins encore sociale, et qui enfin détaxe
les heures supplémentaires alors qu'il faudrait au contraire encourager
la création de nouveaux emplois. Ces mesures soit inutiles soit nuisibles
vont coûter 15milliards en année pleine. Ce sera autant de moins
pour les dépenses publiques nécessaires, autant de plus sur les
feuilles d'impôt. Ainsi
se révèle la vraie nature de la présidence Sarkozy : c'est
la présidence " Neuilly-Auteuil-Passy ", celle qui donne aux
riches en prenant aux pauvres. Pour
ces derniers, seulement 25 millions d'euros, modestement alloués à
Martin Hirsch pour expérimenter son " revenu de solidarité
active ". Pour l'ensemble des travailleurs, c'est la sinistre perspective
de nouvelles atteintes au droit du travail avec le licenciement par consentement
mutuel et le contrat de travail unique. Pour l'ensemble du secteur public, c'est
l'annonce d'un plan de rigueur inévitable, maladroitement lancée
dimanche dernier par la ministre de l'économie, avant que le secrétaire
général de l'Elysée, court-circuitant le Premier ministre
et contredisant la ministre dans un de ces cafouillages auxquels il faudra nous
habituer, ne rétablisse l'expression politiquement correcte en belle langue
de bois sarkozienne : ne parlez pas de rigueur, mais de revalorisation, et seule
la fonction publique est en cause ! La
frénésie ploutocratique, l'adoration du veau d'or qui caractérisent
le nouveau pouvoir s'étalent sans complexe sur les yachts et dans les villas
de grand luxe prêtés par les amis milliardaires. Mais elles franchissent
les limites du ridicule pour atteindre celles de l'odieux lorsque devant le MEDEF
ravi, Sarkozy ose se demander " à quoi il sert d'expliquer à
nos enfants que Vichy, la collaboration, c'est une page sombre de notre histoire
et de tolérer des contrôles fiscaux ou des enquêtes sur dénonciation
anonyme. " Trop,
c'est trop ! M. Sarkozy ne craint pas de prendre le risque d'entraver la lutte
contre la délinquance économique ! Et bien pire encore, il pratique
un insupportable amalgame entre Vichy et des méthodes à ce jour
couramment utilisées par nos services fiscaux, policiers et judiciaires.
Il fait insulte à ces services. Il banalise Vichy et la collaboration en
réduisant leur infamie à de simples questions de délation.
Où est le respect dû à la mémoire des résistants,
des juifs, des tsiganes exterminés ? De semblables propos négationnistes
dans la bouche d'un Président sont une honte pour la France. En
même temps que l'honneur, M. Sarkozy est en passe de perdre la bataille
économique. Jamais le déficit commercial, jamais la dette publique
n'ont été pires qu'aujourd'hui. Le chômage se maintient malgré
un contexte démographique favorable. Les prix dérapent. La croissance
est en berne et malgré les incantations officielles, ce n'est évidemment
pas le " paquet fiscal ", ce remède à la poudre de perlimpinpin,
qui va la relancer. Or le programme sarkozien comptait précisément
sur la croissance pour financer le paquet fiscal. D'ores et déjà,
il s'avère que les promesses sur le pouvoir d'achat ne seront pas tenues,
en l'absence d'autres mesures concrètes qu'une invitation à Messieurs
du MEDEF à faire un petit effort bénévole. Les travailleurs
se rendent compte qu'il va leur falloir travailler plus non pas pour gagner plus,
mais pour vivre encore moins bien. Pendant
un temps, la victoire de Sarkozy a laissé tout le monde sans voix. Mais
cet illusionniste virtuose ne fera plus longtemps illusion. Semaine après
semaine se révèle la vraie nature de son pouvoir, mais aussi sa
fragilité. Il faut le combattre résolument ; l'ascension d'Arturo
Sarkozy est résistible. Voilà
qui est bien, direz vous ! Mais quelles forces vont donc combattre Sarkozy ? Où
donc est l'opposition ? Le
Parti socialiste est évidemment au centre du débat, mais l'état
déplorable où il se trouve est aggravé par l'extrême
faiblesse des autres forces de gauche. Le
" non " de 2005 à l'Europe ultra libérale n'a jamais trouvé
de débouché politique. Le camp du non de gauche était partagé
entre les égoïsmes de trop de chapelles et de trop de petits chefs.
Le Parti communiste lui-même n'a pas réussi la récupération
qu'il espérait. Il n'a plus depuis la fin du mitterrandisme d'autre perspective
que de s'abriter sous le protectorat socialiste pour tenter de conserver son portefeuille
de sièges parlementaires et de municipalités qui se réduit
comme peau de chagrin à chaque élection. Quant
au centrisme d'opposition, il n'existe que dans les rêves de certains dirigeants
socialistes, tétanisés par le score de Bayrou aux présidentielles.
Scrutin majoritaire oblige. Les centristes doivent toujours finir par choisir
leur camp, toujours le même, celui de la droite ; et Bayrou pour n'avoir
pas voulu choisir, s'est retrouvé seul. Le
Parti socialiste se retrouve ainsi presque seul, au plus mauvais moment. Il est
vrai qu'il a gagné les élections régionales et cantonales
et limité les dégâts aux législatives, grâce
à Laurent Fabius soulevant in extremis la question de la TVA sociale. Mais
l'essentiel est qu'il a perdu l'élection présidentielle pour la
troisième fois consécutive, laissant au niveau national tous les
pouvoirs à la droite, pour longtemps. Le
Parti socialiste n'a jamais tiré les leçons de son échec
de 2002 qui déjà sanctionnait son abandon des masses populaires
pour le confort douillet des petits bourgeois, les bobos. Il n'a pas mesuré
l'exaspération qui montait dans le peuple face à l'Europe ultra
libérale. Il s'est fait prendre à contre-pied en 2005 et n'a jamais
su ensuite tirer les conséquences politiques du " non ". Il
a cru qu'il lui suffisait d'attendre immobile et la bouche ouverte que les cailles
tombent rôties du ciel et que le pouvoir lui revienne de lui-même,
comme en 1997, par le seul effet de l'impopularité de Chirac et de son
gouvernement. Sans
vrai projet, le PS n'avait pas non plus de vraie stratégie : la question
des relations avec l'électorat centriste n'a été posée
qu'entre les deux tours dans une improvisation redoutable. Evoquer la venue de
Bayrou à Matignon au moment même où était faite la
démonstration d'un désaccord sur les questions économiques
et sociales n'était le moyen ni de crédibiliser le projet, ni de
mobiliser les électeurs. Au
fond, ce que le Parti socialiste a fini par payer très cher, c'est surtout
d'annoncer d'une part une politique sociale hardie, alors que, d'autre part il
adhère sans réserve au projet de l'Europe ultra libérale
et libre échangiste. Cette Europe-là, qui rend une telle politique
sociale impossible à financer et à mettre en œuvre. Le référendum
de 2005 a mis cette pratique en pleine lumière. Le discrédit sera
durable. Rien ne sera plus comme avant. Il
faut une gauche qui sorte de cette contradiction. Une gauche qui se confronte
directement au capitalisme transnational, sans nier l'évidence de l'économie
de marché. Là
est l'équation d'un projet politique cohérent, réaliste,
conforme aux besoins des masses populaires et de nature à mériter
leur confiance, au lieu de ces synthèses molles entre des orientations
contradictoires dont accouchent généralement les congrès
du PS. Pour
cela, il faudra l'effort de toute la gauche. Un effort dans lequel il nous revient,
en tant que MRC, une responsabilité particulière. Il doit être
clair que combattre la politique sarkosienne ne vaut que si nous proposons parallèlement
un autre projet pour la France et si la gauche le met en pratique, quand elle
arrivera au pouvoir. Autrement il y aurait abus de confiance et à terme
l'échec. Notre
parti a concouru loyalement et du mieux qu'il pouvait au combat de la gauche aux
présidentielles et aux législatives. Il n'est pas plus responsable
de l'échec qu'il ne l'a été en 2002. Mais
les conséquences de l'échec, nous les subissons de plein fouet.
Un seul de nos candidats, Christian, a été élu à l'Assemblée
nationale, celui-là même qui accueille notre Université d'été,
et dont je salue le succès d'autant plus remarquable. Et j'en profite pour
saluer l'équipe du Nord Pas de Calais, Claude Nicolet, Françoise
Dal, et bien sûr, Jean-Marie Alexandre, et tous les autres. Il est clair
que nombre de circonscriptions présentées comme " gagnables
" dans l'hypothèse d'une victoire de gauche aux présidentielles
cessaient de l'être dans un contexte de défaite. L'élection
présidentielle commande inévitablement l'élection législative
qui la suit immédiatement. Et
pourtant, dans le contexte d'aujourd'hui, plus que jamais, nous pouvons, nous
devons être utiles. Nous
devons tout d'abord concourir à dissiper les illusions sarkozyennes. Les
faits s'en chargeront tôt ou tard, mais il est important que ce soit au
plus tôt. Nous pouvons y contribuer comme vient de le faire Jean-Pierre
Chevènement, dans une intervention largement reprise par la presse en dénonçant
le voyage en Irak de Bernard Kouchner. Il
nous faut surtout apporter à la construction d'un véritable projet
de gauche cohérent non pas une petite pierre parmi d'autres, mais une vraie
pierre angulaire, un élément fondamental. Nous
pouvons pour cela, dans le prolongement du discours de Vincennes, nous appuyer
sur les propositions qu'avait formulées Jean-Pierre Chevènement
l'automne dernier dans la perspective de sa candidature. L'heure
n'est pas au défaitisme ! Relevons la tête ! Mettez les cellules
grises à ébullition ! Retournez au contact des citoyennes et des
citoyens ! Organisez-vous, recrutez, formez, rassemblez ! Et
parlons-nous ! Entre gens du MRC bien sûr, ça va de soit. Mais aussi
entre tous les républicains de gauche, ceux qui se trouvent en porte-à-faux
dans tel ou tel parti, ou en perdition dans tel ou tel groupuscule. Parlons-nous,
et envisageons de nous unir. Le
premier objectif est de réunir tous les républicains de gauche. Il
s'agit de répondre au besoin qui monte dans les couches les plus diverses
de la population : un besoin d'ordre, de sécurité, de protection,
non seulement bien sûr face aux incivilités et à la montée
de la délinquance, mais aussi face à l'anarchie économique
que génère le libre échangisme débridé, face
à l'emploi précaire, aux délocalisations, au chômage. Les
décennies passées ont vu la vague du reaganisme, de la dérégulation,
de la privatisation à tout va, bref, de la politique du renard libre dans
le poulailler libre, sous prétexte d'économie de marché.
Face aux excès qui en résultent, on assiste aujourd'hui au retour
de l'idée que le marché doit être régulé et
que la puissance publique doit jouer un rôle essentiel. Mais il faut mettre
en lumière la responsabilité de l'Europe libre échangiste
qui empêche cette régulation, qui sape les Etats et les services
publics. Il
faut marteler qu'il n'est pas de grand pays sans grandes industries modernes,
que nos industries sont asphyxiées par l'euro trop fort, mais aussi et
surtout par la concurrence faussée des pays qui exploitent sans vergogne
leurs travailleurs et se soucient peu de contraintes environnementales. Il faut
plaider pour une politique volontariste, favorisant la restructuration ou la réorientation
des industries qui en ont besoin. Il faut mettre en cause avec détermination
les contraintes qui, au niveau européen, font obstacle à de telles
politiques. La bataille se déroule d'abord sur le terrain des idées. Comment
nous faire entendre ? Constatons
d'abord que la voix de notre président d'honneur reste respectée
et écoutée par les médias, trop rarement peut-être,
mais de façon significative. Ensuite,
en tant que parti politique, le MRC a un rôle à jouer dans le dialogue
avec les autres organisations de gauche et avec l'ensemble des forces sociales,
notamment les syndicats. Des contacts vont se prendre entre les partis de gauche.
Il va sans dire que nous y sommes favorables. Enfin,
il y a pour les organisations locales du MRC et pour chaque militant individuellement,
dans son entreprise, son administration, son quartier, sa ville ou son village,
un rôle essentiel à jouer pour populariser nos propositions. Les
prochaines élections municipales et cantonales doivent être l'occasion
non seulement de conquérir des mandats, mais aussi de faire avancer nos
idées. Chers
amis, la rentrée certes est morose et il ne fait pas beau temps. Mais à
y réfléchir un peu, à regarder un peu en avant, nous avons
toutes raisons de reprendre notre route, avec détermination. Une détermination
profonde. Si vous vous interrogez, ou si l'on vous interroge, en vous demandant
" pourquoi continuer le combat, pourquoi se battre sous les couleurs du Mouvement
Républicain et Citoyen ", répondez-vous, répondez-leur
que nous sommes les continuateurs de ceux qui ont relevé la France, qui
l'ont modernisée, qui l'ont fait progresser, avec le programme du Conseil
National de la Résistance.
Nous combattons aujourd'hui les forces
du renoncement, même si nous avons la chance de nous battre dans des conditions
heureusement beaucoup moins tragiques que jadis. Mais nous menons le même
combat contre les vieilles idées qui se font passer pour des idées
neuves.
Nous menons le même combat pour la modernité face
à la loi de la jungle.
La flamme des idéaux républicains
ne mérite pas de s'éteindre ; portons-là ! Telle
est notre mission !
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