Cher(e)s
camarades, Nicolas
Sarkozy, le gouvernement, ont la ferme intention de réformer et banaliser
le livret A dans les toutes prochaines semaines Le
Livret A joue un rôle irremplaçable dans le financement du logement
social dont les fonds sont collectés par la Caisse des Dépôts
et Consignations. Ils échappent à la spéculation dont on
constate les ravages dans la crise devenue mondiale des subprimes ou les pertes
de la Société générale. La banalisation du livret
A menacerait la construction de logements sociaux, dont tout le monde constate
qu’il y a un besoin urgent et massif. Mme
Lagarde propose d’instaurer un livret d’accessibilité bancaire, le livret
du pauvre, de l’indigent, qui serait stigmatisé. C’est contraire aux principes
de redistribution et d’égalité républicaines. Perdant en
partie le livret A, menacée par les directives européennes exigeant
de casser le monopole du courrier de moins de 50 grammes, la Poste risque de fermer
de nombreux bureaux supplémentaires au détriment des usagers Le
rôle de la caisse des Dépôts et Consignations comme instrument
de l’Etat depuis près de 2 siècles est aussi en jeu. En cette période
de crise, de croissance très faible, de déficit abyssal du commerce
extérieur, la France a besoin d’une politique industrielle, d’instruments
d’orientation de l’économie. Ce
sont donc, d’une part, toutes les familles françaises ou presque (46 millions
de porteurs de livret) qui sont concernées et d’autre part, toutes les
collectivités locales qui vont rencontrer des difficultés en matière
d’investissement pour le logement. J’ai
conduit, ce lundi 25 février, une délégation du Mouvement
Républicain et Citoyen lors d’une rencontre avec le collectif de défense
du livret A. Nous avons conjointement estimé que l’urgence de ce dossier
nécessite, même en cette période électorale, une riposte
d’ampleur et unitaire de la gauche. Ceci m’amène à vous proposer
une rencontre rapide de l’ensemble de nos organisations par l’intermédiaire,
par exemple, du groupe dit « de suivi » de la gauche. Nous pourrions
ainsi élaborer, ensemble, une riposte unitaire ou une déclaration
commune. Je
vous prie de croire, chers camarades, en mes salutations républicaines
et amicales, Georges
SARRE Premier Secrétaire
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