Introduction
de Georges SARRE, Premier secrétaire du MRC
Mesdames,
Messieurs, Merci
d'avoir répondu présents à notre invitation. Nous allons
parler d'avenir et de projet, car au fond, c'est l'essentiel en politique. Mais
je sais que la stratégie et la tactique vous intéressent aussi beaucoup,
et je voudrais donc satisfaire votre curiosité sur ce point. Depuis
1965, la gauche est unie à Paris aux élections municipales. J'ai
conforté cette tradition aux municipales de 1971 (j'étais alors
Premier Secrétaire du Parti Socialiste), et elle ne s'est pas démentie
depuis. Les Républicains de Gauche du MRC à Paris souhaitent la
perpétuer, et éviter l'émiettement et la crise à gauche.
Nous le souhaitons d'autant plus que, si Bertrand DELANOE a de solides atouts
pour gagner cette élection, elle n'est pas pour autant jouée d'avance.
L'implication
du Président de la République dans ce scrutin commence à
poindre à travers la désignation de Rachida DATI, Jean-Marie CAVADA,
Christine LAGARDE. Elle ira crescendo, n'en doutons pas, jusqu'au 9 mars prochain.
Une dynamique unitaire à gauche est donc nécessaire, en 2008, comme
elle l'était en 2001, lorsque nous avons facilité la victoire tant
attendue, celle de l'alternance, celle de la gauche, celle de Bertrand DELANOE.
Nous
voulons donc réussir l'union. Mais elle ne peut être réussie
qu'à certaines conditions. Parmi ces conditions, il faut bien sûr
que les républicains de gauche puissent être à l'aise dans
la campagne et dans la majorité. A
l'aise parce que respectés, en nombre suffisants pour pouvoir travailler
sereinement, pour exercer leur rôle de vigie républicaine (pour la
défense de la laïcité, du service public), de force d'équilibre
de la majorité (pour conforter son exigence sociale et son esprit de responsabilité),
de force de travail. Nous
voulons continuer à nous sentir à l'aise dans la majorité,
aussi, parce que nos orientations seraient prises en compte, comme elles l'ont
été, bon an mal an, depuis 2001. Or jusqu'à présent,
le Parti Socialiste nous a fait des propositions qui ne sont pas constructives,
et qui pourraient le conduire à prendre la responsabilité de la
division. Car
quoi qu'il arrive, les républicains de gauche du MRC seront présents
dans l'élection municipale. En
alliance avec le PS, choix qui a notre préférence, ou sur des listes
autonomes ouvertes. Je précise d'ailleurs que, dans cette hypothèse,
nous rechercherions la fusion avec le Parti Socialiste au second tour, et que
quoi qu'il arrive, les Conseillers de Paris que nous ferions élire voteraient
pour Bertrand DELANOE en tant que Maire. Si nous sommes déterminés
à participer à cette campagne, c'est parce que beaucoup de citoyennes
et de citoyens veulent que nous continuions à agir pour eux. Dans
le XIe arrondissement, je reçois des lettres et je suis interpellé
chaque jour par des habitants qui me disent " nous voulons que vous restiez
notre Maire ". Plus globalement, à l'échelle de Paris, nous
avons des choses à dire aux Parisiens, des grands choix à souligner,
des grandes décisions à leur proposer. Je
ne peux pas, je ne veux pas, faire ici la paraphrase exhaustive du projet que
vous avez entre les mains. Mais je voudrais souligner 4 urgences, et 3 grands
chantiers. Au préalable, je voudrais insister sur l'enjeu majeur de l'élection
de mars 2008. L'élection municipale de 2001 a constitué une rupture
pour Paris et pour les Parisiens. En
quelques années, nous avons sorti Paris de l'enlisement. Nous lui avons
donné les moyens de rattraper le retard accumulé pendant près
d'un quart de siècle. Nous avons remis les Parisiens au coeur de l'action
municipale. Notre
travail devait permettre aux Parisiennes et aux Parisiens de se réapproprier
leur ville. Il devait aussi enclencher un investissement fort dans la proximité,
fondé sur la qualité de vie et sur l'excellence du service public.
Les résultats sont à ces égards très encourageants.
De
nombreux équipements publics ont vu le jour ou ont été rénovés,
la ville a été embellie, les modes de vie en ont profité.
Ce bilan, positif au regard des engagements pris, ne doit pas pour autant nous
interdire de regarder au-delà du contrat conclu avec les Parisiens en 2001.
Malgré
le travail accompli, nous continuons tous, habitants, travailleurs, à subir
la dureté des transports, la perte de sens de notre vie urbaine. Nous avons
recommencé à souffrir de l'immobilier qui, après s'être
assagi quelques années, est redevenu littéralement hors de prix.
La
mondialisation financière s'abat elle aussi avec une force toute particulière
sur notre ville, alourdissant nos peines. Cette énorme tension, ce désarroi
qui menace, seul un bouleversement des repères et un volontarisme exigeant
permettront d'y mettre fin. Nous ne pouvons pas simplement continuer l'oeuvre
engagée en 2001. Nous
devons proposer un nouveau souffle qui donne aux Parisiens et aux Français
la ville capitale qu'ils méritent. Nous devons renverser les lourds déterminismes
qui accablent les Parisiens. Nous voulons ouvrir Paris aux ménages populaires.
Nous voulons dynamiser l'économie de proximité et la mobilité.
Nous
voulons donner à la jeunesse les moyens de son ambition. Nous voulons créer
une ville technologique et fraternelle. Les défis auxquels les Parisiens
sont confrontés exigent une intelligence particulière de la situation.
Un volontarisme exigeant doit permettre de mener de front les nombreux travaux
qui sont encore nécessaires. Un bouleversement des repères est indispensable
pour inventer de nouvelles formes d'engagement jusque là inexplorées
et pour créer des leviers d'action à la hauteur des enjeux. Le
Grand Paris doit être construit pour donner durablement aux citoyens le
pouvoir sur leur destinée. Ce nouveau souffle, nous le proposons aux Parisiennes
et aux Parisiens. Le plus urgent, c'est " d'ouvrir l'horizon des Parisiennes
et des Parisiens ". Et c'est pourquoi nous définissons quatre grandes
urgences : 1/
Urgence numéro 1, une politique du logement volontariste ; qui passe par
-
une véritable implication de Paris pour obtenir du gouvernement le blocage
des loyers ; - une nouvelle ambition pour le logement social et étudiant,
déclinée à l'échelle de Paris, avec l'objectif de
46.000 nouveaux logements sociaux intramuros - ambition étendue à
toute l'agglomération parisienne, ce qui doit être rendu possible
grâce au grand Paris, et qui aura pour conséquence, outre d'offrir
des logements nouveaux en petite couronne, de faire baisser les prix des loyers
dans Paris intra-muros - il faut aussi muscler la politique foncière
de la Ville, notamment les préemptions, avec un Compte Foncier renforcé,
et obliger les entreprises qui construisent des bureaux à compenser ces
constructions par la création de logements. 2/
Urgence numéro 2, la mobilité Nous
voulons une politique faite de volontarisme et de pragmatisme pour favoriser tous
les déplacements. L'objectif de diminution de la production de gaz à
effet de serre doit être conjugué avec l'objectif de mobilité
des Parisiens, et pas lui être opposé. Ce
qui nous amène à donner la priorité au développement
des transports en commun sous-terrains : augmentation significative de la fréquence
des RER, délestage de la ligne 13, et surtout construction du métrophérique
pour supprimer toutes les migrations de transit inutiles. Nous sommes aussi favorables
au prolongement du tramway des Maréchaux jusqu'à la porte d'Asnières
(et non seulement jusqu'à la porte de la Chapelle). Cette
politique pragmatique doit aussi permettre aux Parisiens de se garer près
de chez eux ! Et nous faisons des propositions en ce sens. Cette
politique doit faire face à la réalité de l'explosion du
nombre de deux-roues motorisés, et nous demandons à ce que l'espace
public leur fasse une place rationnelle : qu'ils circulent dans les couloirs lorsqu'ils
sont larges, et qu'ils puissent stationner en ordre, notamment en sous-terrain.
Cette
politique doit tenir compte de la réalité des déplacements
automobiles dans Paris, et c'est pourquoi nous ne sommes pas favorables à
la fermeture de la voie Georges POMPIDOU, mais à son recouvrement, de sorte
de concilier circulation automobile en sous-sol, et promenade piétonne
au-dessus. C'est réaliste, des études de faisabilité existent,
des plans de financement aussi. 3/
Urgence numéro 3 : la petite enfance Il
faut donner un souffle supplémentaire à la politique de construction
de crèches et halte-garderies. Il
faudra créer d'ici à 2014 davantage encore de places en crèches
et halte-garderies que pendant la dernière mandature. L'objectif de 8.000
places en crèche et halte-garderies supplémentaires à Paris
est ambitieux. Mais
c'est, je crois, l'horizon que nous devons nous fixer, pour ne pas nous endormir
sur des lauriers qui ne seraient guère en phase avec les attentes croissantes
des jeunes parents. Cette
politique doit s'accompagner d'un effort de l'Etat pour scolariser les enfants
de plus de 2 ans et demi. 4/
Urgence numéro 4 : la propreté Dans
ce domaine, l'insuffisance de moyens et la nécessité d'une amélioration
des modes d'organisation sont patents. Il
est nécessaire de chercher à faire progresser le civisme, par la
prévention, et par la répression. Mais l'essentiel est de mettre
les personnels en nombre suffisants, et de faire coïncider l'échelon
où se situe la hiérarchie des équipes, et l'échelon
où l'on mesure les résultats, où l'on recueille les plaintes
des riverains, où l'on connaît le détail des situations :
je veux parler bien sûr de l'arrondissement. Je demande donc que la hiérarchie
(pas l'ensemble du personnel) des services de propreté passe sous la responsabilité
des Maires d'arrondissement. Ceci
m'amène logiquement à mon premier chantier : développer la
question de la répartition des pouvoirs, la question institutionnelle,
et plus largement la question démocratique. Rien d'étonnant à
ce que, en tant que MRC, nous fassions du Paris Citoyen un axe central de notre
projet. I-
Premier chantier : nous voulons donner aux Parisiennes et aux Parisiens une vraie
prise démocratique sur leur vie et sur leur ville. Je
dessinerai ici quatre pistes majeures : a)
Construire le Grand Paris des citoyens Le
Grand Paris est la seule échelle pertinente où se trouveront les
solutions durables aux défis du logement, des transports et de l'environnement.
J'ai déjà eu l'occasion de le démontrer : c'est l'échelle
à laquelle nous pourrons coordonner efficacement les initiatives, et, surtout,
mutualiser les moyens. Mais
le Grand Paris que nous voulons est un Grand Paris des citoyens, et donc élu
au suffrage universel direct, dans des circonscriptions de taille appropriée.
Ce sera donc un formidable outil démocratique, en même temps qu'un
efficace outil au service de l'action. b)
Symétriquement, il est nécessaire de ressourcer la démocratie
locale, et de passer du dialogue démocratique local au pouvoir démocratique
local Nous
avons fait l'expérience, pendant le mandat qui s'achève, du développement
des Conseils de Quartiers, auxquels, dans le XIe arrondissement par exemple, nous
ajoutons les consultations des riverains, à travers des réunions
de concertations (plus de 50 ont été menées pendant le mandat),
mais aussi des consultations, " à l'urne ", ou par correspondance.
Tout ceci est parfaitement utile et il faut poursuivre. Nous
souhaitons d'ailleurs que, en moyenne, chaque conseil de quartier soit doté
de 20.000 Euros dès 2009, et non pas 5.000 Euros comme actuellement, et
que soit étudiée la possibilité de dotations proportionnelles
au nombre d'habitants concernés. Nous souhaitons aussi que les Conseils
de Quartiers soient réellement accessibles à chaque citoyenne et
à chaque citoyen, que le pouvoir municipal et politique n'intervienne pas
dans leur composition, et donc l'élection des Conseillers de Quartier au
suffrage universel direct uninominal. Nous
souhaitons aussi la généralisation des consultations directes sur
les grands projets, et la saisine automatique des Conseils d'Arrondissement sur
un projet de délibération qui recueillerait la signature de 5% des
inscrits sur les listes électorales. Mais
toutes ces améliorations, et toutes les pratiques de démocratie
locale en général, auront un impact somme toute assez faible, si
nous continuons à séparer d'un côté l'échelon
de la démocratie locale qui est l'arrondissement, et de l'autre l'échelon
des principaux arbitrages politiques, financiers et administratifs, qui est la
Mairie de Paris. C'est
pourquoi il est nécessaire, comme je le disais tout à l'heure à
propos de la propreté, de renforcer les compétences des Mairies
d'arrondissement, ce qui suppose une nouvelle étape de la déconcentration,
voire une réforme de la loi PML. En
somme, ce n'est pas seulement le dialogue qu'il faut rapprocher des citoyens,
c'est le pouvoir ! c)
Ceci ne signifie pas que le Conseil de Paris doit être voir ses pouvoirs
diminuer Au
contraire, il doit renforcer son pouvoir de contrôle de l'exécutif.
A titre d'exemple, nous proposons qu'une commission spéciale, dans laquelle
siègeront des élus de chaque groupe, majorité et opposition,
étudie par avance toutes les délibérations relatives à
des subventions associatives, pour émettre une information et un avis motivé
à l'attention des Conseillers de Paris, en s'appuyant sur plusieurs critères,
notamment le principe de laïcité. Le
Conseil de Paris devra aussi être saisi des grands enjeux de politique de
ressources humaines, comme il l'a été sur les investissements à
travers la discussion et le vote du plan pluriannuel. Car c'est à la représentation
des citoyens de définir les grands choix de recrutement, et de veiller
à ce que la formation du personnel et sa stabilité soient à
la hauteur de ses missions et de ses revendications légitimes. Acteurs
clés, replacés au coeur de la prise de décision politique,
les citoyens doivent aussi être replacés au coeur des politiques
publiques, et notamment du service public. Et
c'est pourquoi nous voulons que Paris prenne " un service public d'avance
". C'est le deuxième chantier. II-
Des citoyens placés au coeur des services publics : " un service public
d'avance " Ceci
implique : - des horaires d'ouverture plus adaptés aux besoins, par
exemple l'ouverture des Mairies le samedi martin, l'amplification des horaires
d'ouverture des crèches, etc. - des services publics nouveaux, par
exemple des artothèques permettant à chacune et chacun d'emprunter
gratuitement une oeuvre d'art comme on emprunte un livre ou un DVD ; ou encore
de grands équipements nouveaux comme les trois pôles culturels que
nous voulons créer pour le jazz, l'animation des grands parvis, ou la fondation
parisienne de la création. - il faut des services publics plus accessibles,
avec un guichet unique des services publics en Mairie d'arrondissement - il
serait couplé avec une équipe d'administration électronique
, car, et c'est la dernière piste, il faut développer des services
publics numériques plus performants, notamment pour toutes les démarches
administratives. Je
n'évoquerai pas le service public sans rappeler que nous avons toujours
été, quant à nous, favorables à la municipalisation
totale de l'eau. III-
Je terminerai, Mesdames et Messieurs, par le chantier économique et urbanistique.
A
ce sujet, nous faisons dans notre projet des propositions tant pour conforter
le commerce de proximité, que pour développer une véritable
politique industrielle parisienne. Sur
le premier point, j'indiquerai seulement que, dans l'hypothèse où
nous obtiendrions les décrets d'application de la loi DUTREIL permettant
la préemption des baux commerciaux, et compte tenu de la multiplication
des zones dans lesquelles la protection du commerce de proximité s'avère
nécessaire à Paris, il faudra tout le volontarisme des élus
républicains et citoyens pour que la Mairie de Paris consente à
multiplier par 4, au moins, le budget dévolu à la mission "
Vital'Quartier ", avec un objectif de 200.000 m2 supplémentaires minimum
passant sous le contrôle de la SEMAEST en vue d'y réintroduire des
commerces de proximité. Il
faudra aussi s'opposer avec force aux projets gouvernementaux de développement
des grandes surfaces dans Paris. Nous
devrons ainsi conforter le Paris du petit commerce. Mais nous agirons aussi pour
un Paris capitale économique internationale. Nous voulons faire de Paris
la capitale de l'innovation urbaine. En
particulier, il faut créer les services de la civilisation urbaine du futur
(je pense par exemple aux nouveaux services à développer dans des
domaines qui attendent des solutions technologiques et organisationnelles innovantes
: l'optimisation des flux automobiles, la rationalisation du transport de marchandises,
la sécurité et la fiabilité des réseaux d'eau, l'aide
technologique au maintien à domicile des personnes âgées,
...). Nous
donnerons aussi une nouvelle place aux activités industrielles qui ne génèrent
pas de nuisances, mécanique de précision, robotique, façonnage
fin des métaux, micro-automatisme, instruments de mesure, appareillage
médical, … Et
pour cela nous devrons créer des pôles d'innovation municipaux, mettre
à la disposition des entreprises davantage de locaux à loyers maîtrisés,
et améliorer le financement des PME. Des politiques d'urbanisme ambitieuses
contribueront à cette dynamique. Nous
ne sommes pas favorables aux tours, qui, en plus de leurs défauts intrinsèques,
créeraient, si elles sont situées en périphérie de
Paris, une fâcheuse discontinuité entre Paris et la banlieue, au
moment où l'on cherche au contraire à dépasser ce hiatus.
Nous
voulons d'ailleurs la poursuite de la couverture du périphérique,
malgré les réticences de l'Etat à contribuer à son
financement. Les secteurs qui nous semblent offrir le meilleur potentiel sont
la Porte de Montreuil, la Porte d'Italie, la Porte de Gentilly, la Porte de Clignancourt,
la Porte d'Aubervilliers. C'est
aussi du côté de la Seine que nous voulons réaliser de grands
travaux. Elle représente un gisement foncier original et intéressant.
Le port de la Gare, qui fait face à la Grande Bibliothèque, pourrait
être réservé à un projet nettement populaire mêlant
péniches-théâtres, péniches-restaurants et péniches-bars.
Un autre port pourra être aménagé pour recevoir exclusivement
des pénichesateliers pour les artistes. En
matière d'urbanisme, nous voulons supprimer les retraits d'alignement :
d'innombrables espaces en retrait d'alignement chahutent le paysage parisien et
servent de décharges ou de parking illicites. Nous
mettrons en place une OPAH visant à combler ces espaces inutiles avec des
rez-de-chaussée dédiés à des projets d'intérêt
collectif. Ce
seront par exemple des espaces destinés aux habitants (ateliers de bricolage,
salles de projection, lieux de réception amicale) ou à des équipements
environnementaux (locaux poubelles, dispositifs d'eau chaude solaire, parkings
pour les deux roues). Voici
brossé, en quelques mots, le tableau du Paris des républicains de
gauche. Je terminerai en vous disant qu'avec ces mesures, nous voyons loin. Nous
travaillons pour la jeunesse. Une jeunesse qui a été le fil rouge
de notre pensée pendant toute l'élaboration de ce projet. Non
seulement quand nous avons imaginé l'implantation de nouveaux lieux de
jeux de balles -deux par arrondissement-, de lieux de sociabilité de type
" cafés non marchands ", ou encore de centres de santé
incluant la prévention MST et l'aide psychologique. Non
seulement quand nous avons pensé aux étudiants, avec un projet de
transformation des chambres de bonne en logements étudiants par une SEM
créée à cet effet. Non seulement quand nous avons pensé
aux apprentis, pour lesquels nous projetons 7.000 logements supplémentaires.
Non
seulement quand nous proposons les bourses de mérite de la Ville de Paris.
Notre pensée pour la jeunesse va au-delà : si nous voulons bâtir
le Paris de demain, un Paris qui s'émancipe de ses déterminismes,
qui relève les défis de la mondialisation libérale, qui préserve
et améliore sa qualité de vie, c'est parce que nous voulons que
Paris s'adapte, que Paris évolue, mais que les jeunes générations,
demain, puissent y vivre aussi bien et mieux qu'hier. Je
vous remercie. Georges
SARRE, Ancien Ministre, Parlementaire Honoraire, Premier
secrétaire du MRC, Conseiller de Paris, Président du Groupe MRC
au Conseil de Paris, Maire du 11e arrondissement.
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