| MRC
PARIS | Conseil
de Paris – Séance des 1er et 2 octobre 2007 | | | Interventions
du groupe des élus du MRC à Paris | | | | Dossiers
prioritaires : | | | Georges
SARRE | -
Plan Climat de Paris | | Liliane
CAPELLE | -
Plan Climat de Paris | | Georges
SARRE | -
Plan Climat de Paris - Explication de vote | | Marinette
BACHE |
- Rentrée scolaire | | | | Délibérations
: | | | Liliane
CAPELLE | -
Logement social | | Jean-Yves
AUTEXIER | -
Rapport de la CRC sur la SIEMP | | Karen
TAIEB | -
Redevance des stations Wi-Fi | | Karen
TAIEB | -
Ouragan Dean | | Liliane
CAPELLE | -
Vœu logements sociaux | | Liliane
CAPELLE | -
Vœu loyers sociaux | | | | Question(s)
d'actualité et vœux | Liliane
CAPELLE |
- Vœu Rungis | | | Georges
SARRE - Plan Climat DEVE116, DEVE 168, DU 159, DLH 111, DDEE 255, SGRI 56
Allocution de Georges SARRE Monsieur le Maire, Mes chers
collègues, Mon groupe se félicite car Le plan climat Paris
va devenir exemplaire. Le Plan Climat arrive au bon moment. Il a fallu du temps
pour cerner la complexité du réchauffement climatique. Il a fallu
du temps pour en analyser et en mesurer les ressorts. Du temps aussi pour trouver
des solutions et les traduire en politiques publiques. Notre Plan Climat est pourtant
en avance. Ecoutons autour de nous, à la tribune des Nations Unies ou rue
de Grenelle. Regardons les vœux et amendements déposés par la droite.
Nous entendons beaucoup de paroles mais attendons les actes. Espérons
qu'ils viennent. Notre municipalité, elle, agit. Elle propose
une stratégie volontariste. I. Car c'est
une véritable volonté politique qui a porté ce Plan climat.
Il faut en effet de la volonté pour réduire
les émissions de gaz à effet de serre de 75% d'ici à 2050.
Les nouveaux objectifs que pose le Plan Climat marquent une ambition incontestable.
La Ville s'engage ainsi à diminuer d'ici 2020 de 39% les émissions
de ses 3 000 équipements publics et de 30% celles des logements sociaux.
Il faut bien mesurer la nature de cet engagement. L'investissement sera
considérable. Evidemment, des dépenses d'énergie seront
économisées. Il reste qu'il faudra mobiliser de considérables
financements. Ces financements devront être justes. Ils devront également
être raisonnables. Continuons à bien gérer notre
Ville pour accroître notre capacité de financement. Nous examinerons
cet après-midi la décision budgétaire modificative n°
2. Elle est à ce titre exemplaire car elle dégage sans coût
pour la collectivité 170 millions d'euros qui pourront financer le Plan
climat. La Ville fixe des objectifs tout aussi ambitieux pour les immeubles
privés. Le plan " 100 000 immeubles " permettra de réhabiliter
tous les bâtiments privés d'ici 2050. Des outils intéressants
seront pour cela mis en place. Je tiens tout particulièrement
à saluer une initiative intéressante : la définition avec
les organisations de BTP d'un bouquet de travaux d'économie d'énergie
pour les bâtiments. Il s'agit là d'une véritable politique
industrielle. En définissant un bouquet de travaux standardisés,
nous structurons une filière de travaux environnementaux. Nous encourageons
la concurrence entre les entreprises au bénéfice des Parisiens.
Comme nous l'avons déjà proposé, cette approche
pourrait être reprise dans d'autres domaines pour organiser d'autres filières,
par exemple en logistique urbaine. Monsieur le Maire, Mes chers collègues,
II. Le plan climat marque une volonté
mais toujours il doit rester raisonnable. L'impératif
environnemental est porteur d'une grande exigence. Chaque fois que nous le pouvons,
remplaçons une chaudière au mazout et une voiture polluante par
un chauffage et par une voiture propres. Partout où cela est possible,
installons des panneaux solaires et réduisons la consommation d'énergie.
Néanmoins, restons raisonnables. Certains vœux déposés
sur le Plan climat ne nous plaisent pas. Nous ne voulons pas contraindre la
Ville à consommer exclusivement de l'énergie renouvelable d'ici
2050. Il existe en France une énergie verte, économe et maîtrisée,
l'énergie nucléaire. L'énergie nucléaire doit être
complétée par davantage d'énergie renouvelable. Elle ne doit
pas être bannie. De la même façon, n'encourageons
pas l'Etat à taxer aveuglément tous les trafics routiers. Une taxe
est utile lorsqu'il existe une vraie alternative au comportement taxé.
Sinon elle est inefficace. Pire même, elle est injuste. III.
Car mon groupe ne saurait concevoir l'engagement pour l'environnement sans progrès
ni justice. Le Plan climat offre à cet égard
d'intéressantes perspectives. Il est ainsi envisagé d'utiliser des
instruments permettant à tous les Parisiens de participer au Plan climat.
Je veux parler de la mise en place de prêts pour les travaux environnementaux,
qui ajusteraient dans le temps les remboursements aux économies d'énergies
permises par les travaux. Si l'on économise 50 euros d'énergie
par mois, on ne rembourse que 50 euros. Avec de tels prêts, la
rénovation thermique des logements privés serait indolore ! Il faudra
donc créer avec les banques de tels financements standardisés, éventuellement
en passant par une société d'économie mixte spécialisée.
Nous voterons cet après-midi une subvention de fonctionnement
pour le pôle de compétitivité Paris Europlace. Les membres
de ce pôle sont de riches institutions financières. Demandons
donc en contrepartie la création immédiate d'un groupe de travail
sur ce sujet. Monsieur le Maire, Mes chers collègues,
L'engagement pour l'environnement doit être un facteur de progrès
social. C'est pourquoi nous avons déposé un amendement pour donner
plus de relief encore à notre politique d'achats responsables. Nous
souhaitons désormais que les projets de délibération autorisant
la signature d'un marché mentionnent systématiquement le lieu de
production et le mode d'acheminement des fournitures et des équipements
constitutifs de ce marché. A terme, nous souhaitons que les entreprises
souscrivant à un appel d'offre de la Ville présentent un bilan carbone
de leur offre. Il s'agit là d'impliquer davantage notre assemblée
dans une politique d'achats responsables. Notre collectivité ne doit pas
acheter moins cher un stylo à une entreprise qui coûte beaucoup plus
cher à la collectivité parce qu'elle a délocalisé
sa production dans un pays où n'existent pas de normes environnementales.
Ce serait là un facteur de progrès social considérable.
Le capitalisme financier pousse les entreprises à faire supporter à
la collectivité les coûts des productions en les localisant dans
des pays où n'existe ni acquis sociaux ni acquis environnementaux. La lutte
contre le réchauffement climatique impose que l'on renverse la tendance.
L'achat responsable en est un moyen incontournable. Monsieur le Maire,
Mes chers collègues, Mon groupe est donc très favorable
au plan climat qui nous est soumis. Nous pensons qu'il peut être encore
amélioré si l'on y intègre notre amendement. Nous le voterons
encore plus volontiers.
| Liliane
CAPELLE - Plan Climat DEVE116, DEVE 168, DU 159, DLH 111, DDEE 255, SGRI 56
Allocution de Liliane Capelle Monsieur
le Maire, Mes chers collègues, Les objectifs du Plan Climat
de Paris ont une qualité remarquable : ils s'avèrent plus ambitieux
que les objectifs nationaux et internationaux. Et ils sont réalistes.
La Ville de Paris se place concrètement comme instigatrice et animatrice
de la lutte contre le réchauffement climatique. Elle a utilisé toutes
ses compétences, toutes ses ressources, pour se donner les moyens d'atteindre
ces objectifs et je m'en félicite. Je voudrais que nous restions
vigilants sur un point. Les travaux qui devront être réalisés
dans les logements privés coûteront de l'argent. Ceux qui le seront
dans les locaux d'entreprises également. Si l'on ne relance pas franchement
la construction de logements à l'échelle de la région parisienne,
la mise en œuvre du Plan Climat pourrait donc renchérir le coût du
foncier et peser un peu plus sur les Parisiens qui ne sont pas riches et sur les
petites et moyennes activités. Le Plan Climat répond en
partie à cette problématique. Il prévoit la mise en place
d'instruments de financement permettant de lisser dans le temps le coût
des travaux. Des vœux proposent également une maîtrise des loyers
des logements dont la réhabilitation thermique est subventionnée
par la Ville. Nous les trouvons intéressants. Nous devrons aussi
réaliser un puissant effort de pédagogie pour aider nos concitoyens
à raisonner en coût global. Paris est sans conteste une ville chère.
Mais elle permet aussi aux ménages de réduire d'importants postes
de dépenses : les dépenses de service économisées
grâce à la densité de nos services publics, les dépenses
de transports et bientôt les dépenses d'énergie aussi.
Mes chers collègues, la Ville a fait et continue à faire beaucoup
: Plan de Déplacements, Plan Climat et bientôt Plan de prévention
des déchets. Un récent article du Reader Digest a montré
qu'elle fait partie des villes les plus vertes, elle se place au 4è rang
des 72 grandes métropoles mondiales. Des résultats encourageants,
des objectifs ambitieux et des moyens d'actions efficaces, voilà ce qui
caractérise notre ville. Mais elle ne peut pas agir seule. Elle n'est pas
seule responsable de toutes les émissions de gaz à effet de serre
de France. Nous attendons que l'Etat prenne ses responsabilités comme il
ne l'a pas fait à de nombreuses reprises ces toutes dernières années.
Je tiens également à souligner notre intérêt
pour le principe de réalisation systématique d'un Bilan Carbone
pour toutes actions de la municipalité parisienne : évènements,
constructions, achats de produits et de services. Le Bilan Carbone permet
de mesurer les émissions de CO2. Il jouera le rôle d'une conscience
qui nous rappellera systématiquement qu'il nous faut développer
des alternatives aux pratiques polluantes. Car il ne faut pas seulement "
réduire ", il faut également " remplacer ". Nous
savons à cet égard que Paris développera l'utilisation de
l'électrique, qu'elle s'est engagée dans de nombreux projets et
partenariats, qu'elle vise une consommation à 50% d'électricité
verte d'ici 2020, mais sans un mouvement national en faveur de l'électrique,
rien ne se fera. Il faut que l'Etat obtienne de la part des constructeurs
d'automobiles de véritables engagements et que le parc de véhicule
du territoire français se transforme profondément avant de proposer
de multiplier les places de parkings " spécial voitures électriques
" ou de sanctionner les véhicules polluants. Je me réjouis
ainsi que les actions de la municipalité aillent dans des directions aussi
diverses. Nous n'oublions pas l'importance du rayonnement international de Paris
et son impact. C'est pour cette raison que nous saluons l'initiative " un
Parisien un arbre ". Le sérieux avec lequel Paris s'est engagé
sur cette réflexion, son exemplarité, encourageront certainement
des actions de ce type. Je souhaite ici moins nous féliciter de
l'avènement d'un bon projet que de replacer les choses dans leur contexte
: il s'agit d'avenir et de prévention des risques, nous faisons aujourd'hui
un choix déterminant pour les Parisiens et ils le savent. Je vous
remercie. | | | Georges
SARRE - Plan Climat - Explication de vote DEVE116, DEVE 168, DU 159, DLH 111,
DDEE 255, SGRI 56 Allocution de Georges Sarre Monsieur
le Maire, Mes chers collègues, Le débat que nous avons
eu ce matin a été à l'image du Plan Climat de Paris, riche.
Je m'en félicite. Je retiendrai de ce débat plusieurs éléments.
Je retiendrai d'abord l'ambition du Plan Climat. Il faut rappeler notre
objectif de réduire de 75% les émissions de gaz à effet de
serre. C'est le facteur 4. L'ambition de cet objectif doit aider à
réveiller encore un peu plus les consciences de toutes les parties prenantes
du Plan Climat, celles des Parisiennes et des Parisiens en premier lieu. Cette
ambition sera encore renforcée avec les vœux et les amendements que nous
nous apprêtons à adopter. Je retiendrai ensuite la diversité,
la transversalité des domaines sur lesquels porte le Plan Climat. Le bâti
est la principale innovation du Plan Climat. J'en ai parlé dans mon intervention.
Il demandera de considérables efforts. Les transports, eux, avaient déjà
fait l'objet du Plan des Déplacements de Paris. L'action volontariste
envisagée en février dernier est confirmée. Elle demandera
du volontarisme et du discernement. Le traitement des déchets
a aussi été abordé. Il sera bientôt traité dans
un nouveau plan. Je n'oublie pas la question de la production d'énergie
avec les énergies renouvelables et les panneaux solaires, ni la question
de la séquestration du carbone avec les toitures végétalisées
et l'opération " un Parisien, un arbre ". Je retiendrai
également le sérieux des actions envisagées pour se placer
sur la trajectoire du facteur 4. Le Plan Climat n'est pas un plan creux. Il n'est
pas un plan dont les moyens ne sont pas à la hauteur des objectifs. De
nombreux dispositifs sont prévus, prêts à être concrétiser.
D'autres sont annoncés par de solides et prometteuses pistes de travail.
Il reviendra à l'Agence pour le Climat de Paris (X vérifier le nom
exactX) de les inscrire dans la réalité. Notre débat
a, là encore, apporté d'intéressants compléments.
Je suis d'ailleurs satisfait de la reprise de l'amendement que mon groupe a déposé
sur l'achat responsable et qui doit permettre de mieux prendre en compte l'origine
des produits et des services dans les décisions d'achat de notre collectivité.
Je retiendrai enfin la tonalité des discours de l'opposition.
Je n'ai entendu aucune véritable réticence à l'égard
du Plan Climat, simplement le souhait que nous attendions encore quelques mois
avant d'agir. Je n'ai jamais été partisan de l'action dans l'urgence,
je préfère l'anticipation. Mais là, je ne vois pas pourquoi
nous attendrions davantage. Notre objectif est suffisamment ambitieux pour que
l'on s'y attèle dès maintenant. J'espère simplement
que l'attitude de l'opposition préfigure la qualité des conclusions
du Grenelle de l'environnement. Paris a son Plan Climat. La France a également
besoin d'une stratégie ambitieuse. C'est avec cette confiance
en le progrès et en la raison que mon groupe votera le Plan Climat.
Je vous remercie. | | | Marinette
BACHE - Rentrée scolaire DASCO 2007-161 Allocution
de Marinette Bache Monsieur le Maire, Mes chers collègues,
En matière éducative aussi nous arrivons à l'heure
des bilans. Et comment vous cacher la satisfaction des élus du Mouvement
républicain et citoyen au regard du chemin parcouru par depuis 2001. Rappelez-vous
la situation catastrophique dont notre municipalité a hérité
à l'époque. Le patrimoine scolaire était délabré,
le secteur périscolaire en morceaux, les collèges littéralement
oubliés et je ne noircis même pas le tableau. A l'évidence,
une action soutenue était devenue indispensable pour replacer l'éducation
au cœur des priorités parisiennes. Cette priorité à l'éducation
vous l'avez imprimée, avec votre adjoint à la vie scolaire, Eric
Ferrand, dans un projet volontariste et partagé par les acteurs parisiens
du monde éducatif. Ce projet vous l'avez construit autour de la réussite
scolaire de tous, de l'égalité des chances et de la formation des
futurs citoyens. Aujourd'hui la mandature se conclut par des résultats
dont nous pouvons être fiers et le vote à l'unanimité de la
charte éducative au mois de juin est venu parachever ce bilan. La
rentrée scolaire 2007 a donc pu se dérouler dans des conditions
tout à fait favorables. Et cela parce que Paris est aujourd'hui doté
d'un projet éducatif cohérent et efficace. Il faut tout
de même revenir sur les principales réalisations de cette mandature
éducative. D'abord il fallait moderniser le patrimoine, le cadre
de vie scolaire, pour mieux apprendre. 28 écoles neuves, 66 écoles
rénovées, plus de 8000 opérations de travaux de sécurité
et de confort : ces chiffres sont éloquents. Il fallait mieux
assurer la gratuité scolaire ce qui a constitué une part importante
de l'investissement de la ville, en augmentation de près de 40%, avec l'effort
porté en priorité aux élèves des ZEP et aux élèves
handicapés. Il fallait également redonner aux personnels
qui accompagnent les enseignants dans leurs missions, les moyens de faire leur
travail, en luttant notamment contre l'emploi précaire, en dotant chaque
classe de petite section de maternelle d'une ASEM comme vous l'avez fait par exemple.
Et ce point est essentiel si l'on veut maintenir l'école maternelle
dans ses missions, et non pas la remplacer par la garderie jusqu'à 5ans
comme une partie de la droite le souhaite vivement depuis plusieurs années.
Près de 900 postes d'ASEM ont été créés,
à rebours des politiques nationales qui n'ont cessé depuis 2002
de pratiquer des coupes claires, de supprimer des postes d'enseignants et de repousser
l'âge d'entrée en maternelle au-delà de 3 ans. La
politique de recrutement de la ville a également permis d'améliorer
l'accueil des enfants handicapés, dans un contexte particulièrement
difficile pour les familles. Beaucoup de travail reste à faire pour assurer
par exemple un nombre suffisant d'assistants de vie scolaire aux statuts précaires
et trop souvent insuffisamment formés. Je voudrais m'arrêter
sur cette question car le retard de notre pays est considérable. Et il
faut donc souligner le travail engagé par la ville, avant même la
loi de 2005, en faveur d'une politique volontaire qui passe par l'accessibilité
des établissements scolaires - et d'ici fin 2008, 120 écoles seront
rendues accessibles aux enfants handicapés ; une politique volontaire qui
passe également par la création de centres de loisirs en capacité
d'accueillir ces enfants. C'est dans le 18ème arrondissement que s'ouvre
à l'occasion de cette rentrée le 4ème centre de loisirs spécialisé
accueillant à parité des enfants handicapés et des enfants
valides. L'autre chantier de la mandature en matière éducative
aura été la refondation du secteur périscolaire. Le plan
qualité périscolaire lancé en 2002 et doté de 10 Millions
d'Euros a permis d'améliorer concrètement l'encadrement et les conditions
d'accueil des enfants dans le cadre d'animations éducatives diversifiées.
Les familles parisiennes ont exprimé leur satisfaction à l'occasion
d'enquêtes d'opinion et apprécient réellement la prise en
compte éducative, par la ville, du temps extrascolaire. Je ne
serais probablement pas exhaustive mais il faut citer l'effort mené en
manière d'accompagnement scolaire, les " clubs coup de pouce "
et les ateliers " Lecture, Ecriture, Mathématique ". Ils concernent
aujourd'hui 1500 élèves. Il faut citer également les espaces
premiers livres en maternelle, 205 ouverts aujourd'hui ; les ateliers bleus (251
nouveaux ateliers ont été mis en place depuis 2001); les séjours
de vacances " arc en ciel " et la création depuis 2001 de 2 500
places supplémentaires ou la création de 1000 places supplémentaires
en " séjours aventure " organisés par les centres de loisirs.
Il faut citer également la hausse de fréquentation des
centres de loisirs, plus 16% depuis 2001, qui confirme là une adhésion
forte des familles aux dispositifs périscolaires proposés par la
ville. Il faut citer les ateliers gratuits des samedis matin sans classe qui ont
répondu aux besoins d'enfants qui, pour une part d'entre eux, n'ont pas
facilement accès à ces activités variées d'expression,
de création ou d'animations sportives. Sans jamais empiéter
sur les prérogatives de l'éducation nationale, la ville a su construire
un projet éducatif structuré et diversifié, qui réponde
à cet indispensable enjeu, en démocratie, de conjuguer la question
scolaire et la question sociale. Paris diversifie son offre éducative,
la majorité gouvernementale depuis 5 ans n'a de cesse de la restreindre.
Et de ce point de vue, le vent conservateur, le vent malthusien qui souffle sur
l'école assombrit son avenir. Les suppressions de postes d'enseignants
par dizaines de millier, les suppressions d'heures de cours par milliers, la suppression
de la carte scolaire ; demain les suppressions de filières au Bac ou encore
l'instauration de la semaine de 4 jours. Toutes ces annonces vont dans le même
sens. Elles poursuivent un seul objectif et, cet objectif est comptable. Il n'est
pas éducatif. Il n'a rien à voir avec l'éducation. Derrière
la frénésie de rapports et de réformes, derrière ce
rideau de fumée, il y a le degré zéro de la pensée
éducative et le renoncement à la promesse d'égalité
de tous dans l'accès au savoir. L'éducation est toujours
un pari pris sur l'avenir. Donner les moyens à des enfants issus de milieux
défavorisés d'échapper à des destins sociaux pré-dessinés,
c'est s'engager sur des bénéfices sociaux qui 20 ans plus tard excéderont
largement le coût des investissements. C'est le sens de la politique conduite
par votre majorité. Monsieur le Maire, c'est une politique éducative
qui voit au-delà des échéances comptables, qui voit loin
et qui voit juste. Je vous remercie. | | | Liliane
CAPELLE - Programme de réalisation de logements locatifs sociaux DLH
2007-011 G et DLH 2007-093 Intervention de Liliane Capelle
Monsieur le Maire, Mes chers collègues, La délibération
soumise au conseil général sur les objectifs de réalisation
de logements sociaux permet de mesurer le chemin parcouru sur une mandature. Avant
2001, la Ville réalisait 800 logements par an. Ce chiffre est actuellement
de 5200 et la convention signée avec l'Etat d'une part, avec l'ANAH d'autre
part, va permettre de passer à 6000. Cette progression est d'autant
plus remarquable qu'elle résulte d'un effort financier pris en charge essentiellement
par Paris, sans qu'ait progressé le concours de l'Etat. Les élus
du MRC, pour leur part, se félicitent de l'effort de la Ville et du Département,
en particulier en faveur du logement très social et de l'hébergement
d'urgence. Ils rappellent toutefois qu'entre les arrondissements parisiens, notamment
entre le quart nord-est d'un côté, et le centre-ouest de l'autre,
la répartition de cet effort doit être équitable. Nous
examinerons demain la délibération DLH 93 qui sécurise les
préemptions, alors que les contentieux se multiplient du fait des exigences
financières des propriétaires privés. Le groupe MRC partage
pleinement les orientations définies dans ce document. Elles permettront
de réaliser les objectifs de financement de logements sociaux. Nous
insistons en particulier sur la nécessité, les possibilités
de constructions nouvelles tendant à s'amenuiser, de renforcer l'effort
de résorption de l'habitat insalubre d'une part, et d'augmenter le nombre
des acquisitions en diffus d'autre part. Dans ce dernier domaine, la Ville doit
porter une attention particulière aux immeubles frappés par des
congés-ventes, afin d'éviter le départ des classes moyennes
vers la banlieue. Je veux pour conclure féliciter la municipalité
de chercher à faire de Paris une ville exemplaire dans le domaine de la
production de logements, puisque nous allons arriver à remplir l'obligation
contenue dans la loi SRU, alors que de nombreuses communes limitrophes refusent
d'accueillir du logement social, reportant ainsi sur la capitale l'essentiel de
la demande. Il est toutefois évident que ce système ne
pourra pas durer toujours. Aussi, il est souhaitable de faire avancer le "
Grand Paris ", seul niveau auquel peuvent être définis la production
de logements sociaux, la gestion du logement social, la planification de la politique
urbaine. Je vous remercie. | | | Jean-Yves
AUTEXIER - Rapport de la Chambre Régionale de la Cour des Comptes -
SIEMP DEVE116, DEVE 168, DU 159, DLH 111, DDEE 255, SGRI 56
Allocution de Jean-Yves Autexier Monsieur le Maire,
Mes Chers collègues, La vie publique n'est jamais à
l'abri de secousses ; l'exigence de transparence et de bonne gestion n'est jamais
à l'abri d'incartades. Ce qui compte, c'est la volonté d'y faire
face et d'y mettre un terme quand c'est nécessaire. La différence
- la grande différence - d'avec ce que nous avons connu lors de précédentes
mandatures c'est que, face à ce genre d'incartades, la municipalité
a réagi sans faiblesse. Le rapport de la Chambre Régionale
de la Cour des comptes a épinglé quelques errements limités,
sans rapport avec le cœur d'activité de la société, mais
en rupture avec les règles qui doivent prévaloir dans les sociétés
d'économie mixte. De ces faits, le maire avait, le rapport le
confirme, sur le champ, tiré les conséquences. Nous aurions aimé
qu'il en ait été de même jadis, pour l'OPAC ou pour la SEMPAP.
Il n'y a donc pas lieu, à nos yeux d'épiloguer. La SIEMP
a repris un cours normal. Non seulement pour sa gestion, ce que personne ne conteste.
Mais surtout pour sa mission, dont le rapport même, souligne l'exceptionnel
intérêt. Avec la SIEMP, la Ville détient un outil
irremplaçable d'action contre l'insalubrité. L'incroyable complexité
de la réglementation, les obstacles innombrables existant sur le terrain,
rendent difficile l'action publique contre l'insalubrité. La SIEMP
a développé une expertise, un savoir-faire précieux. Son
bilan est très satisfaisant. Sa Présidente fait preuve d'engagement
et de rigueur, et la crise est à présent derrière nous.
Notre groupe en est particulièrement satisfait. Nous n'entendons pas
voir discréditer cet organisme par ceux qui montent en épingle des
faits qui, dès leur origine, avaient été sanctionnés
sans complaisance. La SIEMP est à présent sur de bons rails
et nous apportons notre soutien à l'accomplissement de ses missions.
Je vous remercie. | | | Georges
SARRE et les élus du groupe MRC - Redevance des Stations Wi-Fi
Amendement déposé par l'Exécutif Municipal à
l'initiative de Georges Sarre et des élus du groupe Mouvement Républicain
et Citoyen relatif à la redevance des stations Wi-Fi Considérant
que Paris souhaite devenir une capitale à la pointe de la vie numérique
et qu'elle développe pour tous les Parisiens des modes d'accès divers
et performants au Numérique : accès Internet à très
haut débit par fibre optique, accès Internet par les ondes Wi-Fi,
accès Internet dans des Espaces Publiques Numériques ; Considérant
que l'égalité d'accès des Parisiens aux services numériques
en tous points du territoire parisien est au coeur des projets de développement
numérique de notre municipalité ; Considérant que
les modes de régulation de l'aménagement numérique des territoires
sont dans une phase d'expérimentation ; Considérant la
proposition d'amendement de Georges Sarre et des élus du groupe Mouvement
Républicain et Citoyen sur le projet de délibération 2007
DF 66 ; Sur proposition de l'exécutif municipal, le Conseil de
Paris émet le voeu que : Un rapport annuel soit rendu public sur
les progrès de la couverture Wi-Fi du domaine public routier municipal
et sur l'efficacité à cet égard du dispositif de redevance
mis en place par la Ville ; En cas de progrès insuffisant de la
couverture Wi-Fi de Paris, ce rapport établisse des propositions visant
à adapter le dispositif juridique et financier de la Ville relatif à
cette couverture Wi-Fi. | | | Karen
TAIEB - Redevance des stations Wi-Fi
Allocution de Karen Taïeb
Monsieur le Maire, Mes chers collègues, Mon groupe,
comme notre municipalité, est très attaché à l'égalité
des Parisiens devant ce que nous estimons relever du service public. Nous
sommes déjà intervenus en mars dernier sur le très haut débit.
Nous demandions alors qu'un dispositif soit étudié et mis en place
pour que tous les logements parisiens bénéficient du très
haut débit. Les opérateurs tels que Free revoyaient alors à
la baisse leurs investissements en fibre optique et il était évident
que seuls les immeubles les plus rentables seraient à moyen terme connectés
au réseau à très haut débit. La couverture
wi-fi de Paris ne relève pas nécessairement d'une problématique
identique. Elle ne présente pas nécessairement les mêmes risques.
Pour autant, il nous semble juste et utile que les réseaux wi-fi ne couvrant
pas l'ensemble de Paris et se concentrant sur les quartiers les plus rentables
paie une redevance pour occupation du domaine public routier supérieure
à celle des autres. Les taux de redevance exprimés dans
le projet de délibération seraient ainsi majorés de 5 points
si, cinq ans après l'implantation de la première station wi-fi d'un
réseau, ce réseau ne couvre pas l'intégralité de l'espace
public viaire parisien. C'est un moyen d'accélérer la couverture
intégrale de Paris. C'est aussi un moyen d'assurer l'égalité
des Parisiens. C'est donc incontestablement un facteur de progrès.
Si cette discrimination financière entre réseaux pose un problème
juridique, mon groupe souhaite qu'un suivi attentif de la couverture de Paris
en wi-fi soit effectué. Au cas où celle-ci n'est pas satisfaisante,
le barème de redevance devra être réexaminé.
Je vous remercie. | | | Karen
TAIEB - Ouragan Dean SG 2007-179 Intervention
de Karen Taïeb Monsieur le Maire, Mes chers collègues,
Le groupe MRC soutient la décision d'aider la Martinique, durement
touchée par le cyclone Dean et affirme son soutien et sa solidarité
à nos compatriotes martiniquais vivant là-bas ou à Paris.
L'ouragan Dean est une catastrophe naturelle, par nature inévitable.
A peine la Martinique et la Guadeloupe commençaient-elles à se remettre
qu'elles apprenaient l'existence d'une autre catastrophe potentielle, prévisible
cette fois : la pollution par les pesticides employés pour l'agriculture,
en particulier pour la culture bananière. Cette pollution était
connue des pouvoirs publics et le secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer
reconnaît que les faits sont établis. Par contre, le gouvernement
met en doute les conclusions du rapport Belpomme. J'évoque ce
problème parce qu'il concerne aussi la métropole. Les Domiens de
métropole, lorsqu'ils se rendent aux Antilles, sont exposés au risque
sanitaire. Les produits cultivés à l'aide de produits chimiques
sont vendus en métropole. Il faut donc que le gouvernement diligente une
enquête, sans minimiser le problème, pour répondre à
trois questions: quelles sont les conséquences sanitaires pour la population
antillaise ? Quelles sont les conséquences pour l'économie locale?
Qui est responsable de l'utilisation de ces pesticides, utilisés pour exploiter
à outrance les richesses naturelles des îles, au profit d'un tout
petit nombre d'entrepreneurs ? Voilà ce qui devra être établi.
Pour l'instant, il faut faire jouer la solidarité nationale afin de relever
les Antilles. Je vous remercie. | | | Georges
SARRE et les élus du groupe MRC - Vœu relatif à la vente des
logements sociaux Voeu présenté par Georges
Sarre et les élus du groupe Mouvement Républicain et Citoyen, relatif
à la vente de logements sociaux Considérant
que la vente des logements sociaux n'accélèrera pas, à Paris
et en Ile de France, la construction de nouveaux logements et ne remédiera
donc pas à la crise du logement : quand bien même ces ventes renforceraient
les fonds propres des bailleurs sociaux, la production francilienne de logements
fait face à de nombreuses autres difficultés (pénurie du
foncier, problématiques complexes d'aménagement urbain, densification
du maillage des services publics, etc.) ; Considérant que la vente
de logements sociaux paraît incompatible avec le fait que Paris compte près
de 110 000 demandeurs de logements sociaux et que seuls 13 000 logements ont été
attribués en 2006 malgré l'effort inédit de notre municipalité,
qui a permis de financer près de 24 000 logements sociaux depuis 2001 ;
Considérant que la vente de logements sociaux risque de poser
des problèmes de gestion dans les immeubles sociaux mis en copropriété
et de supprimer les économies d'échelle dont bénéficient
les bailleurs sociaux, avec pour résultat une hausse des loyers et des
charges ; Considérant que ces ventes ne concerneront vraisemblablement
que les immeubles et les logements les plus attractifs, ghettoïsant les ensembles
HLM et faisant disparaître les utiles péréquations de coûts
au sein des parcs sociaux ; Considérant que les prix et les loyers
des logements sociaux ne seront plus surveillés cinq ans après leur
vente et pourront alimenter la spéculation immobilière alors que
ces logements ont été construits grâce à la solidarité
nationale ; Sur proposition de Georges Sarre et des élus
du groupe Mouvement Républicain et Citoyen, le Conseil de Paris émet
le vœu que : Le Maire de Paris s'oppose, pour Paris, au projet du
gouvernement que 40 000 logements sociaux, soit 1% du parc social national, soient
vendus chaque année à leurs occupants ; La Ville de Paris
étudie tous les moyens juridiques de protéger d'une future vente
les logements sociaux qu'elle contribue à financer.
| | | Liliane
CAPELLE - Allocution sur Vœu relatif à la vente des logements sociaux
Allocution de Liliane Capelle
Monsieur le Maire, Mes chers collègues, Le gouvernement
s'est fait très pressant ces dernières semaines pour tenir l'engagement
du Président de la République de vendre chaque année 40 000
logements sociaux à leurs occupants. Cette mesure relève
de la posture idéologique. Je n'ai rien contre l'idée que davantage
de Français accèdent à la propriété de leur
logement. Au contraire, notre municipalité a montré à Paris
son attachement à l'accès à la propriété. C'est
tout l'objet du Prêt Paris Logement 0%. Mais l'enjeu n'est pas
là. Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est construire plus de logements pour
satisfaire les besoins et pour faire baisser les prix. Or la vente des
logements sociaux n'accélèrera pas, à Paris et en Ile de
France, la construction de logements. La production francilienne de logement ne
se heurte pas tant au besoin de fonds propre des bailleurs sociaux qu'à
des difficultés plus structurelles : la pénurie du foncier, la complexité
des problématiques d'aménagement urbain, le coût, pour les
communes à faibles ressources, des services publics qui doivent accompagner
les nouveaux logements. La vente de logements sociaux ne résoudra
donc pas la crise du logement. Au contraire, elle l'aggravera. On ne peut pas
vendre des logements sociaux alors que 110 000 personnes attendent d'en obtenir
un à Paris. On ne peut pas vendre des logements sociaux alors que Paris
a financé près de 30 000 logements sociaux depuis 2001 pour atteindre
l'objectif de la loi SRU. Alors je ne serai pas plus longue. Je félicite
Jean-Yves Mano pour la position qu'il a défendue au congrès de l'Union
Social de l'Habitat. Je souhaiterais que notre assemblée s'oppose, pour
Paris, au projet gouvernemental de vente du parc social. Je souhaiterais aussi
que Paris étudie tous les moyens juridiques de protéger d'une future
vente les logements sociaux qu'elle contribue à financer, y compris ceux
des sociétés anonymes de HLM. | | | Georges
SARRE et les élus du groupe MRC - Vœu relatif au contrôle de
l'augmentation des loyers du parc social
Voeu présenté par Georges Sarre et les élus du groupe
Mouvement Républicain et Citoyen, relatif au contrôle de l'augmentation
des loyers du parc social Considérant
que le poids du logement dans le budget des locataires du parc social s'est considérablement
alourdi (taux d'effort net en hausse de 35% entre 1988 et 2002), qu'il s'est même
alourdi davantage que pour les locataires du secteur libre (+25%) bien que la
situation des locataires du parc social reste sans conteste plus favorable que
celle des locataires du secteur libre ; Considérant que notre
municipalité a réalisé un effort remarquable en matière
de logement social, contribuant à financer près de 24 000 logements
sociaux depuis 2001, et ne peut donc se désintéresser de la gestion
du parc social parisien, y compris du parc social dont elle n'assure pas la gestion
par l'intermédiaire de l'OPAC ou de ses SEM ; Considérant
que la connaissance précise de la situation et de l'évolution des
loyers du parc social parisien renforcera la capacité de notre municipalité
à mettre en œuvre la politique du logement ambitieuse qui est la sienne
depuis 2001 ; Considérant que la Ville de Paris s'est montrée
exemplaire en demandant à l'OPAC et à ses SEM de respecter les recommandations
de l'Etat en matière de hausse des loyers sociaux mais que ces recommandations,
non contraignantes, ne sont pas systématiquement respectées par
l'ensemble des bailleurs sociaux et sont régulièrement dépassées
; Considérant que le système du conventionnement global
(rendu applicable par le décret 2007-316 du 8 mars 2007) permet aux bailleurs
sociaux de moduler les plafonds de loyers sociaux en fonction de la qualité
du "service rendu" et risque ainsi d'entraîner d'importantes hausses
de loyers pour certains locataires sociaux ; Sur proposition de Georges
Sarre et des élus du groupe Mouvement Républicain et Citoyen, le
Conseil de Paris émet le vœu : Qu'un rapport soit rendu public
chaque année sur la situation et l'évolution des loyers des logements
sociaux parisiens, que ce rapport mette en forme des données normalisées,
aussi complètes que possible et qu'il permette d'appréhender la
diversité des loyers et de leurs évolutions au sein du parc social
de chaque bailleur ; Que la Préfecture de Paris informe la Ville
de Paris des hausses de loyers anormales (identifiées dans le cadre de
la procédure prévue par l'article L 442-1-2 du Code de la construction
et de l'habitation) et la Ville de Paris demande systématiquement aux bailleurs
sociaux qu'ils justifient les hausses de loyers anormales ; Que les recommandations
du gouvernement en matière de hausse des loyers du secteur HLM deviennent
contraignantes.
| | | Vœu
- Contrôle de l'augmentation des loyers du parc social
Allocution de Liliane Capelle Monsieur
le Maire, Mes chers collègues, Nous le savons tous, le poids
du logement dans le budget des ménages s'est considérablement alourdi
ces dernières années. Il s'est alourdi pour les locataires du secteur
libre. Mais il s'est aussi alourdi pour les locataires du secteur HLM. Davantage
même puisqu'il a crû de plus 35% ces 20 dernières années,
Paris étant particulièrement touché. Notre municipalité
a adopté à cet égard une attitude exemplaire. Elle ne s'est
pas satisfaite du financement de près de 30 000 logements sociaux depuis
2001. Elle s'est aussi intéressée à l'évolution des
loyers des logements gérés par ses SEM et par l'OPAC. L'augmentation
de ces loyers respecte les recommandations gouvernementales adressées chaque
année par circulaire. Cette augmentation était de 1,8% en 2006.
Pour autant, ces recommandations ne sont pas contraignantes et elles ne sont pas
systématiquement respectées par l'ensemble des autres bailleurs
sociaux. Elles sont même régulièrement dépassées.
C'est ce que montre un rapport récent de la CLCV. C'est ce que confirme
également la Préfecture de Paris. Et cette situation pourrait
empirer. Un décret de mars 2007 autorise les bailleurs sociaux à
moduler les plafonds des loyers sociaux en fonction de la qualité du "service
rendu". Certains locataires sociaux risquent donc de subir d'importantes
hausses de loyers. C'est ce que l'on appelle le conventionnement global.
C'est pourquoi nous demandons que le Conseil de Paris soit informé
chaque année, par la Préfecture de Paris, de la situation et de
l'évolution des loyers du parc social parisien. La Ville n'a pas de compétences
en la matière, mais nous souhaitons qu'elle demande systématiquement
aux bailleurs sociaux qu'ils justifient les hausses de loyers anormales. Enfin,
il nous semble souhaitable que les recommandations du gouvernement en matière
de hausse des loyers du secteur HLM deviennent contraignantes.
| | | Voeu
déposé par l'Exécutif Municipal sur proposition de Georges
Sarre et les élus du groupe Mouvement Républicain et Citoyen, relatif
à la privatisation partielle du marché de Rungis Considérant
le voeu 2006 V 300 adopté par le Conseil de Paris le 25 septembre 2006
et la proposition de voeu de Georges Sarre et des élus du groupe Mouvement
Républicain et Citoyen relatif à la privatisation partielle du marché
de Rungis ; Considérant que le gouvernement a annoncé vendredi
28 septembre 2007 son intention de céder à Altarea 33,34% du capital
de la société d'exploitation du marché de Rungis, la Semmaris,
que cette opération financière prévoit une augmentation de
capital de la Semmaris et diluerait ainsi la part de capital détenue par
la Ville de Paris dans la Semmaris, cette part passant de 16,5% à 12,80%
; Considérant qu'à l'issue de cette opération conçue
dans l'opacité et en l'absence de concertation avec les actionnaires minoritaires,
Altarea deviendrait le premier actionnaire de la Semmaris et détiendrait
une minorité de blocage lui donnant un rôle prévalent dans
la définition de la stratégie de la Semmaris ; Considérant
que l'entrée d'Altarea dans le capital de la Semmaris n'offre aucune garantie
sur l'avenir de Rungis dès lors que le métier d'Altarea, la gestion
de centres commerciaux, est très étranger au commerce en gros de
produits frais et qu'Altarea n'a pas encore fait état de la contribution
qu'elle souhaite apporter à la stratégie de développement
de Rungis ; Considérant que le marché Rungis représente
une alternative aux centrales d'achat des grandes surfaces et contribue à
la nécessaire pluralité des circuits d'approvisionnement alimentaire
de la région parisienne, qu'il est ainsi indispensable aux commerces de
proximité et constitue un facteur essentiel de la sécurité
alimentaire de Paris ; Considérant que la récente autorisation,
par l'Etat, de l'installation dans le XVIIIe arrondissement du grossiste Metro
pose de sérieuses questions sur l'approvisionnement et sur l'économie
des petits commerces alimentaires de proximité à Paris ; Sur
proposition de l'exécutif, le Conseil de Paris émet le voeu que
: Le PD-G de la Semmaris et Altarea présentent à notre
municipalité leur stratégie de développement pour Rungis
et ses conséquences sur la situation du commerce et de l'alimentation de
Paris ; Conformément à l'avis du Conseil de Paris sur le
SDRIF, une réflexion soit menée sur la place du grand commerce dans
le coeur d'agglomération, à laquelle participeraient notamment les
collectivités locales et l'Etat et qui aboutirait à des préconisations
sur l'approvisionnement alimentaire. | | | |
Privatisation
partielle du marché de Rungis Allocution de Liliane Capelle
Monsieur le Maire, Mes chers collègues, Nous
avons déposé ce vœu la semaine dernière en réaction
aux informations d'une privatisation partielle imminente de la Semmaris, société
d'exploitation du marché de Rungis. Mon groupe était déjà
intervenu il y a un an pour alerter le Conseil de Paris des risques que représentait
cette privatisation. Vendredi dernier, le gouvernement a annoncé
son intention de céder à Altarea 33,34% des parts de la Semmaris,
ce qui ferait d'Alatrea le détenteur d'une minorité de blocage et
le premier actionnaire de la Semmaris. Cette opération consisterait en
partie en une augmentation de capital qui diluerait le poids de Paris dans la
Semmaris. Notre participation passerait de 16,5% à 12,8%. Nous
retirerons donc notre vœu, qui n'est désormais plus tout à fait
d'actualité. Nous ne souhaitons néanmoins pas en rester là
car Rungis représente un enjeu essentiel pour Paris. Il est une clé
de la sécurité alimentaire des Parisiens. Il est indispensable aux
commerces de proximité, ces commerces qui nous préoccupent tous
dans cette assemblée. L'opacité dans laquelle le gouvernement
a conçu son opération financière, l'absence de concertation
avec les actionnaires minoritaires, justifient une réaction forte de Paris.
De par son métier d'origine, la gestion de centres commerciaux,
la société Altarea est étrangère au commerce de gros
de produits frais. Elle n'a même pas rendu public son projet de développement
pour Rungis. Altarea et le P-DG de la Semmaris doivent rendre des comptes à
Paris sur leurs projets ! En outre, l'économie du commerce alimentaire
de proximité est en cours de bouleversement. Fait rare, le gouvernement
a autorisé le grossiste allemand Metro à s'implanter sur 3 000 m²
dans le XVIIIe arrondissement. Tout cela se fait sans stratégie
d'ensemble. Nous naviguons à vue ! Il est temps qu'une réflexion
soit menée sur la place du grand commerce et du petit commerce dans l'agglomération
parisienne. C'était le sens d'une observation portée à l'avis
du Conseil de Paris sur le SDRIF. Concrétisons-la avec les collectivités
franciliennes, l'Etat et les acteurs concernés. Il serait de bonne méthode
d'attendre les conclusions de cette réflexion avant de privatiser la Semmaris.
L'Etat devrait surseoir à sa décision.
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