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Vie politique
Fondé en 2003, le M.R.C. a été constitué par les militants du Mouvement des Citoyens (1993-2002) et d’autres militants des comités du soutien à la candidature de Jean-Pierre Chevènement à l’élection présidentielle de 2002.

Issue du Parti Socialiste, où, entre 1971 et 1993, elle était présente sous la forme d’un courant (CERES puis Socialisme et République), notre mouvance, qui est celle de la gauche républicaine, avec Jean-Pierre Chevènement et Georges Sarre, décide en 1993 de prendre son autonomie. En effet, dès 1983, nous avons dénoncé le « tournant de la rigueur », et l’ouverture d’une « parenthèse » libérale que, depuis, le P.S. n’a pas voulu refermer. En 1991, nous nous sommes opposés à la Première Guerre du Golfe et en 1992 au traité de Maastricht. A la suite de ces deux désaccords fondamentaux avec le PS, nous avons pris notre autonomie et fondé le Mouvement des Citoyens, devenu MRC en 2003 après que, en 2002, Jean-Pierre Chevènement s’est présenté à l’élection présidentielle pour proposer aux Français un vrai projet républicain conforme aux intérêts populaires.

Parti de gauche, le Mouvement Républicain et Citoyen se définit avant tout par le contenu de ses idées républicaines et entend mener une opposition intelligente à la Droite : notre pays a besoin d’une alternative politique, pas d’une simple alternance entre une gauche et une droite qui sacrifieraient aux mêmes orientations libérales imposées par l’O.M.C. et l’Union Européenne, et aux mêmes orientations atlantistes imposées par Washington.

 
 
 
 
 

Les positions par thèmes du MRC
Agriculture
Une nouvelle politique agricole française pour l’Europe
Texte d’orientation pour une nouvelle politique agricole, présenté à Pontivy le 17 février 2007
PAR Michel Sorin / Délégué national MRC à l’agriculture

L’agriculture est directement impliquée dans trois défis à relever dans la première moitié du 21ème siècle : l’eau, l’énergie, l’alimentation.

L’eau et l’énergie

L’eau, les sols et la biodiversité sont des biens rares qu’il faudra préserver. L’agriculture y veillera.

L’énergie est utilisée et produite par l’agriculture. Elle est utilisée par les tracteurs de façon beaucoup trop dépendante du pétrole. Il existe une bonne solution : les huiles végétales pures, notamment celle de tournesol. L’agriculture et la forêt devront produire de plus en plus la matière première de nouvelles sources d’énergie afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et économiser l’utilisation d’hydrocarbures. La biomasse est du « pétrole frais renouvelable ».

Deux types de biocarburants peuvent se substituer à court terme au pétrole : le bioéthanol (dans l’essence) à base de céréales ou de sucre d’une part, et le diester (dans le gazole) à base de matières grasses contenues dans les plantes oléagineuses (colza, tournesol) d’autre part.

Mais ils présentent de sérieux handicaps : leur bilan énergétique est médiocre (surtout l’éthanol), leur rentabilité (sans aides) n’existe qu’avec un pétrole à 85 dollars le baril (diester) et 140 dollars le baril (éthanol), la multiplication des surfaces cultivées en colza (diester) induirait des pollutions supplémentaires (pesticides sur les parasites).

Il faudra examiner avec prudence leur développement en complément ou substitution au pétrole. La solution viendra avec la transformation industrielle de la biomasse en carburant (écarts forestiers, chutes de scieries, pailles...).

Le défi alimentaire

Le troisième défi, alimentaire, est en rapport direct et central avec l’agriculture. Je propose le plan suivant en indiquant mes références.

1) Le constat de la fracture agricole et alimentaire mondiale (Marcel Mazoyer et Laurence Roudart).
2) Les moyens à prendre pour relever le défi alimentaire (Michel Griffon).
3) Les principes d’une nouvelle politique agricole (Edgard Pisani).
4) Une politique agricole pour la France et l’Europe (Guy Paillotin).

Le constat de la fracture agricole et alimentaire mondiale

Beaucoup de belles paroles lors des Sommets de l’ONU (2000), de l’OMC (2001) ou du G8 (2005), les unes après les autres démenties par les faits. Un tiers de l’humanité souffre de malnutrition, 800 millions de personnes de sous-alimentation chronique, dont une majorité de paysans.

La mécanisation a permis des gains de productivité, à l’origine de la baisse des prix agricoles dans chaque pays et sur les marchés internationaux. Et, pourtant, seulement 10% de la production agricole mondiale est mise sur les marchés.

Et seulement 2% des actifs agricoles dans le monde utilisent un tracteur. En dépit des inégalités énormes entre les agricultures du monde, les baisses de prix ont été répercutées de la même façon dans la quasi-totalité des pays. La diminution des coûts du transport et la libéralisation du commerce international ont joué en ce sens.

Jusqu’au début des années 1980, l’agriculture, considérée comme un secteur stratégique par les Etats, était restée en dehors des négociations internationales concernant la libéralisation des échanges. Par la volonté des USA et de l’Europe, elle y est entrée en 1986, dans le cadre du GATT puis de l’Organisation Mondiale du Commerce, obligeant les politiques agricoles des Etats à se libéraliser et à diminuer les interventions publiques.

Depuis 2003, les pays en développement se font entendre, mais les voix qui portent sont surtout celles des pays exportateurs, comme le Brésil, dont les agricultures bénéficient de conditions favorables à la production extensive (vastes espaces et de coûts de production très faibles). Les divergences d’intérêt ont donné naissance à de profonds désaccords entre les groupes de pays, à l’origine de blocages dans les négociations. Ce qui est en cause, ce n’est pas l’OMC, ce sont les objectifs assignés à l’OMC, qui sont la libéralisation des échanges internationaux, le démantèlement des politiques agricoles et l’alignement des prix agricoles sur les prix mondiaux.

Les moyens à prendre pour relever le défi alimentaire

La population mondiale va s’accroître de trois milliards de personnes à l’horizon 2050. La demande alimentaire va doubler sous l’effet conjugué de l’augmentation de la population et de la hausse du pouvoir d’achat dans les pays émergents. Au niveau mondial, il existe encore des possibilités d’accroissement des rendements en utilisant mieux l’eau, mais les surfaces disponibles sont limitées pour des raisons physiques et environnementales.

En dehors des USA (qui gardent un potentiel d’exportation de matières premières alimentaires) et de l’Union européenne (qui peut trouver de nouvelles capacités de production dans ses parties centrale et orientale) certains continents et groupes de pays sont mieux armés que d’autres.
L’Asie, l’Afrique du Nord et le Moyen Orient seront importateurs.
L’Amérique du Sud, l’Ukraine et la Russie pourront exporter.
L’Afrique subsaharienne aura des difficultés techniques pour accroître sa production, mais aussi financières pour importer.

Les pratiques intensives devront être reconsidérées, en remplaçant la chimie et l’énergie par de l’écologie et des connaissances scientifiques plus poussées. Il faudra utiliser la lutte intégrée biologique contre les maladies des plantes et les ravageurs.

Les Organismes génétiquement modifiés (OGM) actuels ne sont pas indispensables et peuvent se substituer à des risques existants en faisant courir d’autres risques, notamment en matière de pesticides. La recherche pourrait être utile si elle était orientée vers la résistance des plantes à la sécheresse et à la salinité. Mais l’amélioration des plantes passe plutôt par l’écologie scientifique.

Les mesures économiques et sociales devront être adaptées aux situations locales et régionales, tant les différences sont grandes entre les grandes exploitations du Brésil, les petites d’Afrique de l’ouest et les micro-parcelles de la Chine côtière.

Pour réduire la sous-alimentation et sortir de la pauvreté, les pays concernés devront faire un effort productif et recevoir des appuis particuliers. Il s’agira de définir des politiques propres à chaque ensemble régional afin de répondre aux besoins croissants.

Les principes d’une nouvelle politique agricole

L’agriculture, en plus de la fonction alimentaire en lien direct avec la vie et la santé des personnes, assure d’autres fonctions utiles au milieu rural. Elle nécessite des relations particulières entre producteurs, consommateurs et citoyens. C’est pourquoi la politique agricole et alimentaire doit être aussi rurale et environnementale.

Le « modèle occidental » ne peut convenir à toutes les agricultures du monde et doit lui-même être corrigé sur de nombreux points.

Il faut adopter une approche globale tenant compte des besoins des populations dans leur diversité et non se focaliser sur la seule libéralisation des échanges.

L’agriculture, qui fournit des denrées alimentaires, n’est pas une activité comme les autres. Les prix sont instables et ne reflètent pas les coûts de production. C’est pourquoi une politique d’intervention publique est justifiée. Il faut mettre en place une régulation des marchés agricoles, par produit et par région.

Une politique agricole de la France pour redéfinir la PAC

La France n’a plus de politique agricole

La loi d’orientation agricole en 2005 n’a été qu’une adaptation libérale à la politique européenne, elle-même sous l’influence directe des négociateurs de l’Organisation Mondiale du Commerce. Il s’agit de revenir à une politique agricole qui ait suffisamment de souffle pour être prise en considération par les partenaires européens dans le cadre de la PAC. L’Europe ne pourra nourrir le monde, faute d’espaces suffisants. Elle devra répondre aux besoins des Européens en assurant la sécurité, quantitative et qualitative, de l’approvisionnement alimentaire.

Elle développera son industrie agroalimentaire en ce sens et aussi pour exporter des produits transformés, sans bénéficier de subventions.

Le produit de la valeur ajoutée devra être réparti équitablement sur l’ensemble des partenaires de la filière. C’est ainsi que les prix à la production devront être revalorisés car, de 1999 à 2005, les agriculteurs ont subi une baisse de leurs revenus proche de 30% et une diminution d’emploi considérable (50% sur les 25 dernières années) liée à une politique constante d’agrandissement des exploitations, qui s’est amplifiée depuis 2002. Les grands bénéficiaires de cette politique ont été l’industrie agroalimentaire et, surtout, la grande distribution.

Cette nouvelle politique agricole permettra de refonder le lien entre le monde agricole et le reste de la société.

La PAC n’existe plus

Il reste des mécanismes qui fonctionnent et qui sont réformés de temps en temps (1992, 1999, 2003) sous la pression des négociations internationales.

Il faut refonder une PAC en s’inspirant des principes fondateurs de 1962 (libre circulation des produits agricoles au sein de l’espace européen, protection aux frontières, solidarité financière), mais en tenant compte de l’évolution du monde depuis 45 ans. La protection de l’espace européen est indispensable afin d’éviter les distorsions de concurrence et assurer la sécurité sanitaire des aliments. Les incertitudes liées aux changements climatiques et énergétiques plaident en faveur de la sécurité de l’approvisionnement agricole.

Ces préoccupations seront recevables dès maintenant dans le cadre des négociations de l’OMC, mais plus encore dans la mesure où les objectifs assignés à cette institution auront été revus dans le but de favoriser une bonne régulation des échanges internationaux.

Les aides directes ont pris, au fil du temps et des réformes de la PAC, une part trop importante dans les revenus agricoles. En 2005, elles représentaient, en moyenne, 93% des revenus nets des agriculteurs.

Elles seront plafonnées par exploitation et réorientées vers les petites et moyennes exploitations familiales, afin de faciliter leur pérennité, en lien avec des objectifs sociaux et territoriaux définis à l’échelon régional ou interrégional.

Des critiques diverses visent le dispositif actuel de répartition des aides. Il s’agira de corriger les injustices et légitimer l’existence même de ces aides publiques.

Voir les autres textes de Michel Sorin, délégué national MRC à l’agriculture, sur www.mrc-france.org (onglet Positions, puis Agriculture) et sur http://mrc53.over-blog.com (Catégorie Agriculture et PAC)

Aménagement du territoire
Parce que l’égalité des citoyens et donc des territoires est au coeur de notre idéal républicain, et parce que nous sommes convaincus que l’utilisation intelligente de l’espace national peut être un atout pour le développement économique et social de la France, le MRC est favorable à une politique volontariste d’aménagement du territoire. Plutôt qu’une décentralisation des décisions, une diminution des financements, et une privatisation des opérateurs, le MRC est favorable à une grande politique publique nationale de l’aménagement du territoire. Elle passe par le développement d’infrastructures de transports et de communications modernes dans le cadre de réseaux publics nationaux, et l’implication de l’Etat dans l’organisation de pôles cohérents d’enseignement, de recherche, et d’industries. Le MRC récuse les politiques dites de "décentralisation" qui consistent à dissoudre le pouvoir politique de l’Etat et à se défausser de ses prérogatives sur les collectivités locales, ce qui renforce les inégalités territoriales. A fortiori, nous récusons la dislocation de la République indivisible que voudraient opérer les partisans du transfert partiel ou total du pouvoir législatif aux régions ou à certaines. En revanche, nous sommes ouverts à l’idée d’une plus large décentralisation du pouvoir réglementaire aux collectivités territoriales, pour une gestion quotidienne plus souple de ces collectivités. Nous sommes aussi favorables à une définition plus précise et plus coopérative des prérogatives des différentes collectivités territoriales : après le succès de la loi Chevènement sur l’intercommunalité (1999), nous préconisons l’interdépartementalité au sein des régions.
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Citoyenneté - laïcité
Le modèle républicain français n’a jamais été aussi moderne : face à la menace des communautarismes, fragmentations dangereuses de la société française, sur fond de tensions mondiales importantes, la laïcité doit permettre à tous les citoyens français de vivre ensemble, en mettant en avant, dans l’espace public, ce qui les rassemble : leur appartenance à la même Nation citoyenne. La laïcité permet à chacun, bien sûr, dans la sphère privée, de croire ou de ne pas croire, en la religion de son choix, et de pratiquer ou non. Il n’y a pas de "laïcité ouverte" ni de "laïcité fermée" : la laïcité permet la liberté de conscience et de culte, mais aussi la définition d’une conscience collective et d’un intérêt général pour tous les citoyens. C’est donc l’application stricte du principe de laïcité (notamment l’interdiction des signes religieux à l’école), qui est le meilleur gage de respect des libertés individuelles et le meilleur garant de l’émancipation individuelle et de la citoyenneté. La citoyenneté est au coeur du projet du Mouvement Républicain et Citoyen : face à la mondialisation libérale et à son cortège de régressions économiques et sociales, il faut ressaisir et redéployer les forces de résistance de la puissance publique. Celle-ci ne peut s’exercer que lorsqu’elle est exigée par les citoyens, dont elle tire sa légitimité. La citoyenneté suppose l’acquisitions de savoirs et de principes civiques grâce à une Ecole qui fait "le pari de l’intelligence" et donc de l’exigence. Elle suppose aussi que l’Ecole, mais aussi un service national, constituent le creuset d’un vrai collectif de citoyens, au-delà des différences et des particularités des individus. La citoyenneté suppose aussi des conditions matérielles de revenus, de logements, de santé... sans lesquelles l’émancipation individuelle et l’exercice du civisme sont rendus difficiles. La citoyenneté suppose le débat public, notamment grâce à des médias pluralistes de qualité. Elle suppose des élections qui soient de véritables choix pluralistes éclairés par des débats de fond. Elle suppose que les représentants du peuple exercent réellement la puissance publique face aux oligarchies nationale, européenne, mondiale, et notamment aux forces du capitalisme financier et aux intérêts communautaires... Autant dire que la citoyenneté est une conquête, et pas un acquis. C’est la conquête de cette citoyenneté républicaine qui anime le Mouvement Républicain et Citoyen.
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Culture - Médias
Le MRC est favorable à une dé-marchandisation de la culture, qui passe par la défense bec et ongle de l’exception culturelle dans le domaine commercial. Le MRC est favorable à un vrai service public audio-visuel, sans publicité, financé, en plus de la redevance TV, par une taxe sur la publicité des chaînes privées.
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Défense - sécurité - justice
Pour le Mouvement Républicain et Citoyen, la sûreté est un droit pour tous les citoyens. Le MRC est parfaitement conscient que ce sont les citoyens les plus défavorisés qui sont souvent les premières victimes de l’insécurité. Une politique de sécurité et de justice équilibrée doit avoir pour objectif de garantir cette sûreté. Trop souvent, une partie de la Gauche a pêché par angélisme, et a négligé la nécessité d’une lutte résolue contre la délinquance et l’insécurité. Trop souvent, et Nicolas Sarkozy en est l’exemple le plus flagrant, la Droite a cherché à instrumentaliser le problème de l’insécurité pour y apporter une réponse uniquement répressive et gesticulatoire inappropriée. C’est l’articulation de la prévention et de la répression, sans angélisme laxiste, ni excès sécuritaire, qui constitue l’équilibre d’une politique de sécurité et de justice réussie. Jean-Pierre Chevènement l’a promue au Ministère de l’Intérieur entre 1997 et 2000, sans toujours être entendu du Premier Ministre de l’époque. Mais il a réussi à mettre en place une police de proximité qui agissait sur le terrain, en bonne connaissance des territoires, des individus et des groupes concernés, tant préventivement que répressivement. Nicolas Sarkozy a démantelé cette police de proximité au profit d’une politique spectacle de démonstrations de forces et de stigmatisation de certains territoires. Le MRC croit à la nécessité d’une Justice indépendante des pressions politiques, mais aussi d’une politique pénale maîtrisée par les représentants élus du peuple français. Nous sommes donc favorables à l’indépendance des magistrats du Siège, mais défavorables à l’indépendance des magistrats du Parquet. Nous sommes pour une politique pénale graduée qui réserve la prison à la sanction des crimes et délits les plus graves, et développe une gamme de sanctions sévères, mais justes et pédagogiques, pour les délits mineurs. Nous demandons aussi une politique de rénovation des prisons et la réduction de la surpopulation carcérale, si nécessaire par la construction de nouveaux établissements. La sûreté des citoyens français doit aussi être assurée vis à vis des agressions extérieures grâce à une défense forte et efficace. Au-delà de la protection du territoire national, notre défense doit venir en appui d’une politique étrangère d’indépendance nationale pour la promotion d’un monde multipolaire, non aligné sur l’hyperpuissance des Etats-Unis. C’est pourquoi nous sommes favorables à la modernisation de notre force de dissuasion nucléaire et, plus généralement, de nos forces armées.
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Economie - Emploi
Le MRC considère que l’urgence sociale est l’accroissement massif du volume de l’emploi. Il faut relancer pour ce faire la croissance économique française et européenne. Une telle relance nécessite :
- Un changement de politique commerciale : il faut une préférence commerciale pour les produits européens
- Un changement des statuts de la Banque Centrale Européenne pour baisser les taux d’intérêts et favoriser l’investissement
- Une politique budgétaire volontariste pour relancer l’investissement
- Maîtrise des grands groupes et de les faire échapper aux raids boursiers ; il faut aussi que l’Etat s’implique dans la constitution de fleurons industriels et l’organisation des filières.
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Education - recherche - NTIC
Le MRC place la citoyenneté au coeur de son projet politique. Le creuset de cette citoyenneté commune est l’Ecole de la République. Le MRC est favorable à une école qui transmette des savoirs élevés, avec exigence, et qui apprenne le goût de l’effort et les principes de la vie collective. L’autorité des enseignants doit être confortée. La scolarité doit rester obligatoire jusqu’à 16 ans, et le collège doit rester le lieu commun où se forge la citoyenneté par la vie collective et les bases culturelles acquises. Mais il doit y avoir des voies diversifiées pour épanouir tous les talents. L’élitisme républicain, c’est la sélection des meilleurs, mais c’est aussi et avant tout la promotion de tous.
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Environnement - énergie
La pollution de l’air impose une réduction forte et rapide de l’émission des gaz à effet de serre. Le MRC est favorable à toutes les énergies dont l’usage est faiblement émetteur de ces gaz : les énergies renouvelables doivent faire l’objet d’une recherche approfondie. Pour l’heure, l’énergie nucléaire est l’alternative la plus crédible aux hydrocarbures et il faut aller le plus rapidement possible vers les centrales à fusion. Le MRC est aussi favorable à une politique de réduction de la consommation d’énergie, sans altérer la croissance économique et l’emploi.
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Europe
Le MRC a bataillé pour le NON au traité "constitutionnel européen" ; nous avions déjà dit NON à Maastricht. Nous sommes opposés à toute "constitution" européenne car une telle loi fondamentale à l’échelle de l’Union donnerait un pouvoir jurisprudentiel incontrôlable à la Cour de Justice de l’Union Européenne. Le MRC est pour une Europe des peuples. Nous défendons contre l’oligarchie et l’Europe libérale actuelle un autre modèle de construction européenne : celui d’une coopération de nations libres et solidaires. Cette coopération doit s’articuler autour de grands projets (culturels, éducatifs, industriels, agricoles, etc.). C’est ce qui a fonctionné dans l’histoire (cf Airbus par exemple). Ces coopérations à géométrie variable doivent permettre d’associer la Turquie et le Maghreb, mais aussi la Russie, dans la construction d’un acteur stratégique européen. La zone Euro doit être réformée, la BCE ne doit plus échapper à tout contrôle démocratique. Il faut un gouvernement économique de l’Euro, constitué des représentants des pays de la zone Euro. La France doit rétablir la primauté de la loi nationale postérieure sur le droit européen dérivé.
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International
Le MRC s’est opposé à la première et à la deuxième guerre du Golfe et défend l’indépendance nationale de la France et son implication internationale en faveur d’un monde multipolaire, qui ne serait pas dominé par l’hyperpuissance des Etats-Unis d’Amérique. La France doit entretenir des rapports privilégiés avec la Francophonie, mais aussi avec la Russie et la Chine, pour faire contre-poids aux Etats-Unis d’Amérique et empêcher les néo-conservateurs yankee de précipiter le monde dans la guerre des civilisations. Le MRC entretient des liens privilégiés avec les mouvements d’émancipation populaire et progressistes d’Amérique Latine. Georges Sarre et Jean-Pierre Chevènement ont été parmi les premiers soutiens d’Hugo Chavez (Venezuela) ou encore Evo Morales (Bolivie).
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Mondialisation
La mondialisation des transports, de la communication, des échanges, et la déréglementation qui l’a accompagnée, a engendré la naissance d’un nouveau capitalisme : le capitalisme financier mondialisé. Les flux financiers échangés chaque jour représentent mille fois le volume des échanges commerciaux. C’est une force d’une brutalité prodigieuse qui engendre l’explosion des profits spéculatifs, le chômage de masse au Nord, la misère au Sud. Face à cette dictature de l’actionnariat mondialisé, il faut une reconquête du pouvoir par la citoyens. Elle nécessite d’abord la reconquête d’espaces citoyens publics, soumis à délibération collective argumentée et sanctionnée par le suffrage universel, au premier rang desquels les Etats. Il faut donc conforter et renforcer le sentiment d’appartenance à la Nation citoyenne (voir la rubrique Citoyenneté). Cette reconquête doit permettre à la puissance publique de circonscrire l’économie de marché (notamment d’y faire échapper les services publics), et de la gouverner : politique monétaire, politique budgétaire, politique commerciale, politique industrielle, droit du travail, politique salariale et protection sociale doivent être maîtrisés avec volontarisme et dans l’intérêt de la croissance économique, de l’emploi et du progrès social (voir la rubrique Services Publics et la rubrique Economie/Emploi).
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Santé - protection sociale
Le système de soins constitue dans notre pays l’un des éléments fondamentaux du pacte républicain, puisqu’il assure une couverture universelle, égalitaire et solidaire des dépenses de santé de toute personne qui vit en France. Cependant, il faut pérenniser son financement. Plutôt qu’un accroissement de la part directe du financement par les patients, nécessairement inégalitaire, le MRC préconise des réformes telles que le basculement des cotisations maladie des salaires vers la Valeur Ajoutée des entreprises, qui aura un effet positif sur l’emploi et sur les recettes de l’Assurance Maladie. Le MRC préconise aussi une politique d’optimisation des dépenses (meilleurs soins au moindre coût), par exemple via le développement des médicaments génériques, des réseaux de soins, ou encore de la médecine préventive. Le MRC réfléchit à l’introduction d’une part forfaitaire de rémunération des médecins en plus du paiement à l’acte, pour encourager les médecins à consacrer du temps à des activités non rémunératrices utiles à la santé publique (formation, prévention, réseaux de soins...). Le MRC est favorable à l’introduction d’un cinquième risque (en plus des risques maladie, vieillesse, famille et chômage) : un cinquième risque "dépendance" qui devrait permettre un meilleur financement et une meilleure coordination des politiques en faveur des personnes dépendantes.
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Services publics
Le MRC considère que les services publics sont les bras séculiers qui permettent à la République de transformer ses principes en réalités économiques et sociales. Ils assurent l’égalité d’accès des citoyens à certains services et biens essentiels, quel que soit leur niveau social ou leur lieu d’habitation. Pour offrir un cadre favorable à la croissance et à l’emploi, nous avons aussi besoin de services publics performants et de qualité. Défense, police, gendarmerie, justice, impôts, éducation, santé, relèvent évidemment du Service Public. Mais le MRC considère que les réseaux de communication, de transports, d’énergie, et leur exploitation, relèvent aussi du Service Public : Poste, Télécommunication, chemins de fer, autoroutes et routes, électricité, gaz, eau... doivent rester ou redevenir des Services Publics. Si les Français ont rejeté le projet de « constitution » européenne, c’est parce qu’ils ont saisi que « la concurrence libre et non faussée » était le lacet avec lequel les libéraux entendaient étrangler le service public. Certes, ils n’en dressaient pas l’acte de décès ! Mais en les soumettant à la concurrence, on les laissait à la merci de l’écrémage où le secteur privé s’octroie les activités rentables, ne laissant au public que le secteur déficitaire, avant de disparaître. Le MRC exige une modification profonde de la politique européenne en direction des services publics : nous exigeons une directive « service public », permettant sans équivoque de préserver nos services publics, garants de l’égalité d’accès des citoyens aux services de base ; faute de quoi le maintien du service public dans notre pays exige une clause d’opting out sur les mesures de libéralisation.
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Ville - logement - transports

La crise du logement que subissent les Français appelle une réponse politique. Il est nécessaire, notamment en Ile de France, d’accroître significativement la construction de logements sociaux, ce qui suppose que l’Etat et les collectivités territoriales dégagent les terrains et les fonds appropriés. Il est aussi nécessaire de réorienter les financements publics vers l’aide à la pierre (aides destinées à favoriser l’investissement immobilier et donc à accroître le nombre de logements), qui ont un effet à la baisse sur le prix des loyers, plutôt que vers l’aide à la personne (allocations destinées à aider les personnes à payer leurs loyers), qui ont un effet à la hausse sur le prix des loyers. Il faut aussi que la puissance publique encadre plus strictement la progression des loyers. En matière de transports, nous préconisons une politique volontariste d’aménagement du territoire (voir rubrique Aménagement du Territoire) pour assurer l’égalité spatiale des citoyens et aider le développement de l’économie française. Entre 1988 et 1993, au Ministère des Transports, Georges SARRE a contribué à la mise en oeuvre d’un schéma d’investissement particulièrement ambitieux dans les infrastructures de transport, constituant le point haut de l’investissement public français dans les infrastructures de transport sur les vingt dernières années. Il a aussi mis en place une politique de sécurité routière jouant sur plusieurs leviers tels que la responsabilisation des conducteurs (permis à points), la répression de la délinquance routière (développement des contrôles de vitesse et d’alcoolémie), l’amélioration technique du parc automobile (contrôle technique automobile), l’amélioration de la sécurité passive des passagers (ceintures de sécurité obligatoire à l’arrière), ou encore l’amélioration de la formation des conducteurs (développement de la conduite accompagnée à partir de 16 ans). Cette politique s’est traduite par une baisse de 25% du nombre d’accidents et de tués, et de près de 30% du nombre de blessés sur les routes.

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