| Vie
politique | | Fondé
en 2003, le M.R.C. a été constitué par les militants du Mouvement
des Citoyens (1993-2002) et d’autres militants des comités du soutien à
la candidature de Jean-Pierre Chevènement à l’élection présidentielle
de 2002. Issue
du Parti Socialiste, où, entre 1971 et 1993, elle était présente
sous la forme d’un courant (CERES puis Socialisme et République), notre
mouvance, qui est celle de la gauche républicaine, avec Jean-Pierre Chevènement
et Georges Sarre, décide en 1993 de prendre son autonomie. En effet, dès
1983, nous avons dénoncé le « tournant de la rigueur »,
et l’ouverture d’une « parenthèse » libérale que, depuis,
le P.S. n’a pas voulu refermer. En 1991, nous nous sommes opposés à
la Première Guerre du Golfe et en 1992 au traité de Maastricht.
A la suite de ces deux désaccords fondamentaux avec le PS, nous avons pris
notre autonomie et fondé le Mouvement des Citoyens, devenu MRC en 2003
après que, en 2002, Jean-Pierre Chevènement s’est présenté
à l’élection présidentielle pour proposer aux Français
un vrai projet républicain conforme aux intérêts populaires. Parti
de gauche, le Mouvement Républicain et Citoyen se définit avant
tout par le contenu de ses idées républicaines et entend mener une
opposition intelligente à la Droite : notre pays a besoin d’une alternative
politique, pas d’une simple alternance entre une gauche et une droite qui sacrifieraient
aux mêmes orientations libérales imposées par l’O.M.C. et
l’Union Européenne, et aux mêmes orientations atlantistes imposées
par Washington. | | |
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| Les
positions par thèmes du MRC | |
Agriculture
| Une
nouvelle politique agricole française pour l’Europe Texte
d’orientation pour une nouvelle politique agricole, présenté à
Pontivy le 17 février 2007 PAR Michel Sorin / Délégué
national MRC à l’agriculture
L’agriculture est directement impliquée
dans trois défis à relever dans la première moitié
du 21ème siècle : l’eau, l’énergie, l’alimentation.L’eau
et l’énergie L’eau,
les sols et la biodiversité sont des biens rares qu’il faudra préserver.
L’agriculture y veillera. L’énergie
est utilisée et produite par l’agriculture. Elle est utilisée par
les tracteurs de façon beaucoup trop dépendante du pétrole.
Il existe une bonne solution : les huiles végétales pures, notamment
celle de tournesol. L’agriculture et la forêt devront produire de plus en
plus la matière première de nouvelles sources d’énergie afin
de réduire les émissions de gaz à effet de serre et économiser
l’utilisation d’hydrocarbures. La biomasse est du « pétrole frais
renouvelable ». Deux
types de biocarburants peuvent se substituer à court terme au pétrole
: le bioéthanol (dans l’essence) à base de céréales
ou de sucre d’une part, et le diester (dans le gazole) à base de matières
grasses contenues dans les plantes oléagineuses (colza, tournesol) d’autre
part. Mais
ils présentent de sérieux handicaps : leur bilan énergétique
est médiocre (surtout l’éthanol), leur rentabilité (sans
aides) n’existe qu’avec un pétrole à 85 dollars le baril (diester)
et 140 dollars le baril (éthanol), la multiplication des surfaces cultivées
en colza (diester) induirait des pollutions supplémentaires (pesticides
sur les parasites). Il
faudra examiner avec prudence leur développement en complément ou
substitution au pétrole. La solution viendra avec la transformation industrielle
de la biomasse en carburant (écarts forestiers, chutes de scieries, pailles...). Le
défi alimentaire Le
troisième défi, alimentaire, est en rapport direct et central avec
l’agriculture. Je propose le plan suivant en indiquant mes références.
1) Le constat de la fracture agricole et alimentaire mondiale (Marcel Mazoyer
et Laurence Roudart). 2) Les moyens à prendre pour relever le défi
alimentaire (Michel Griffon). 3) Les principes d’une nouvelle politique agricole
(Edgard Pisani). 4) Une politique agricole pour la France et l’Europe (Guy
Paillotin). Le
constat de la fracture agricole et alimentaire mondiale Beaucoup
de belles paroles lors des Sommets de l’ONU (2000), de l’OMC (2001) ou du G8 (2005),
les unes après les autres démenties par les faits. Un tiers de l’humanité
souffre de malnutrition, 800 millions de personnes de sous-alimentation chronique,
dont une majorité de paysans. La
mécanisation a permis des gains de productivité, à l’origine
de la baisse des prix agricoles dans chaque pays et sur les marchés internationaux.
Et, pourtant, seulement 10% de la production agricole mondiale est mise sur les
marchés. Et
seulement 2% des actifs agricoles dans le monde utilisent un tracteur. En dépit
des inégalités énormes entre les agricultures du monde, les
baisses de prix ont été répercutées de la même
façon dans la quasi-totalité des pays. La diminution des coûts
du transport et la libéralisation du commerce international ont joué
en ce sens. Jusqu’au
début des années 1980, l’agriculture, considérée comme
un secteur stratégique par les Etats, était restée en dehors
des négociations internationales concernant la libéralisation des
échanges. Par la volonté des USA et de l’Europe, elle y est entrée
en 1986, dans le cadre du GATT puis de l’Organisation Mondiale du Commerce, obligeant
les politiques agricoles des Etats à se libéraliser et à
diminuer les interventions publiques. Depuis
2003, les pays en développement se font entendre, mais les voix qui portent
sont surtout celles des pays exportateurs, comme le Brésil, dont les agricultures
bénéficient de conditions favorables à la production extensive
(vastes espaces et de coûts de production très faibles). Les divergences
d’intérêt ont donné naissance à de profonds désaccords
entre les groupes de pays, à l’origine de blocages dans les négociations.
Ce qui est en cause, ce n’est pas l’OMC, ce sont les objectifs assignés
à l’OMC, qui sont la libéralisation des échanges internationaux,
le démantèlement des politiques agricoles et l’alignement des prix
agricoles sur les prix mondiaux. Les
moyens à prendre pour relever le défi alimentaire La
population mondiale va s’accroître de trois milliards de personnes à
l’horizon 2050. La demande alimentaire va doubler sous l’effet conjugué
de l’augmentation de la population et de la hausse du pouvoir d’achat dans les
pays émergents. Au niveau mondial, il existe encore des possibilités
d’accroissement des rendements en utilisant mieux l’eau, mais les surfaces disponibles
sont limitées pour des raisons physiques et environnementales. En
dehors des USA (qui gardent un potentiel d’exportation de matières premières
alimentaires) et de l’Union européenne (qui peut trouver de nouvelles capacités
de production dans ses parties centrale et orientale) certains continents et groupes
de pays sont mieux armés que d’autres. L’Asie, l’Afrique du Nord et
le Moyen Orient seront importateurs. L’Amérique du Sud, l’Ukraine
et la Russie pourront exporter. L’Afrique subsaharienne aura des difficultés
techniques pour accroître sa production, mais aussi financières pour
importer. Les
pratiques intensives devront être reconsidérées, en remplaçant
la chimie et l’énergie par de l’écologie et des connaissances scientifiques
plus poussées. Il faudra utiliser la lutte intégrée biologique
contre les maladies des plantes et les ravageurs. Les
Organismes génétiquement modifiés (OGM) actuels ne sont pas
indispensables et peuvent se substituer à des risques existants en faisant
courir d’autres risques, notamment en matière de pesticides. La recherche
pourrait être utile si elle était orientée vers la résistance
des plantes à la sécheresse et à la salinité. Mais
l’amélioration des plantes passe plutôt par l’écologie scientifique. Les
mesures économiques et sociales devront être adaptées aux
situations locales et régionales, tant les différences sont grandes
entre les grandes exploitations du Brésil, les petites d’Afrique de l’ouest
et les micro-parcelles de la Chine côtière. Pour
réduire la sous-alimentation et sortir de la pauvreté, les pays
concernés devront faire un effort productif et recevoir des appuis particuliers.
Il s’agira de définir des politiques propres à chaque ensemble régional
afin de répondre aux besoins croissants. Les
principes d’une nouvelle politique agricole L’agriculture,
en plus de la fonction alimentaire en lien direct avec la vie et la santé
des personnes, assure d’autres fonctions utiles au milieu rural. Elle nécessite
des relations particulières entre producteurs, consommateurs et citoyens.
C’est pourquoi la politique agricole et alimentaire doit être aussi rurale
et environnementale. Le
« modèle occidental » ne peut convenir à toutes les
agricultures du monde et doit lui-même être corrigé sur de
nombreux points. Il
faut adopter une approche globale tenant compte des besoins des populations dans
leur diversité et non se focaliser sur la seule libéralisation des
échanges. L’agriculture,
qui fournit des denrées alimentaires, n’est pas une activité comme
les autres. Les prix sont instables et ne reflètent pas les coûts
de production. C’est pourquoi une politique d’intervention publique est justifiée.
Il faut mettre en place une régulation des marchés agricoles, par
produit et par région. Une
politique agricole de la France pour redéfinir la PAC La
France n’a plus de politique agricole La
loi d’orientation agricole en 2005 n’a été qu’une adaptation libérale
à la politique européenne, elle-même sous l’influence directe
des négociateurs de l’Organisation Mondiale du Commerce. Il s’agit de revenir
à une politique agricole qui ait suffisamment de souffle pour être
prise en considération par les partenaires européens dans le cadre
de la PAC. L’Europe ne pourra nourrir le monde, faute d’espaces suffisants. Elle
devra répondre aux besoins des Européens en assurant la sécurité,
quantitative et qualitative, de l’approvisionnement alimentaire. Elle
développera son industrie agroalimentaire en ce sens et aussi pour exporter
des produits transformés, sans bénéficier de subventions. Le
produit de la valeur ajoutée devra être réparti équitablement
sur l’ensemble des partenaires de la filière. C’est ainsi que les prix
à la production devront être revalorisés car, de 1999 à
2005, les agriculteurs ont subi une baisse de leurs revenus proche de 30% et une
diminution d’emploi considérable (50% sur les 25 dernières années)
liée à une politique constante d’agrandissement des exploitations,
qui s’est amplifiée depuis 2002. Les grands bénéficiaires
de cette politique ont été l’industrie agroalimentaire et, surtout,
la grande distribution. Cette
nouvelle politique agricole permettra de refonder le lien entre le monde agricole
et le reste de la société.
La PAC n’existe plus Il
reste des mécanismes qui fonctionnent et qui sont réformés
de temps en temps (1992, 1999, 2003) sous la pression des négociations
internationales. Il
faut refonder une PAC en s’inspirant des principes fondateurs de 1962 (libre circulation
des produits agricoles au sein de l’espace européen, protection aux frontières,
solidarité financière), mais en tenant compte de l’évolution
du monde depuis 45 ans. La protection de l’espace européen est indispensable
afin d’éviter les distorsions de concurrence et assurer la sécurité
sanitaire des aliments. Les incertitudes liées aux changements climatiques
et énergétiques plaident en faveur de la sécurité
de l’approvisionnement agricole. Ces
préoccupations seront recevables dès maintenant dans le cadre des
négociations de l’OMC, mais plus encore dans la mesure où les objectifs
assignés à cette institution auront été revus dans
le but de favoriser une bonne régulation des échanges internationaux. Les
aides directes ont pris, au fil du temps et des réformes de la PAC, une
part trop importante dans les revenus agricoles. En 2005, elles représentaient,
en moyenne, 93% des revenus nets des agriculteurs. Elles
seront plafonnées par exploitation et réorientées vers les
petites et moyennes exploitations familiales, afin de faciliter leur pérennité,
en lien avec des objectifs sociaux et territoriaux définis à l’échelon
régional ou interrégional. Des
critiques diverses visent le dispositif actuel de répartition des aides.
Il s’agira de corriger les injustices et légitimer l’existence même
de ces aides publiques. Voir
les autres textes de Michel Sorin, délégué national MRC à
l’agriculture, sur www.mrc-france.org (onglet Positions, puis Agriculture) et
sur http://mrc53.over-blog.com (Catégorie Agriculture et PAC)
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| Aménagement
du territoire | | Parce
que l’égalité des citoyens et donc des territoires est au coeur
de notre idéal républicain, et parce que nous sommes convaincus
que l’utilisation intelligente de l’espace national peut être un atout pour
le développement économique et social de la France, le MRC est favorable
à une politique volontariste d’aménagement du territoire. Plutôt
qu’une décentralisation des décisions, une diminution des financements,
et une privatisation des opérateurs, le MRC est favorable à une
grande politique publique nationale de l’aménagement du territoire. Elle
passe par le développement d’infrastructures de transports et de communications
modernes dans le cadre de réseaux publics nationaux, et l’implication de
l’Etat dans l’organisation de pôles cohérents d’enseignement, de
recherche, et d’industries. Le MRC récuse les politiques dites de "décentralisation"
qui consistent à dissoudre le pouvoir politique de l’Etat et à se
défausser de ses prérogatives sur les collectivités locales,
ce qui renforce les inégalités territoriales. A fortiori, nous récusons
la dislocation de la République indivisible que voudraient opérer
les partisans du transfert partiel ou total du pouvoir législatif aux régions
ou à certaines. En revanche, nous sommes ouverts à l’idée
d’une plus large décentralisation du pouvoir réglementaire aux collectivités
territoriales, pour une gestion quotidienne plus souple de ces collectivités.
Nous sommes aussi favorables à une définition plus précise
et plus coopérative des prérogatives des différentes collectivités
territoriales : après le succès de la loi Chevènement sur
l’intercommunalité (1999), nous préconisons l’interdépartementalité
au sein des régions. |
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Citoyenneté
- laïcité | | Le
modèle républicain français n’a jamais été
aussi moderne : face à la menace des communautarismes, fragmentations dangereuses
de la société française, sur fond de tensions mondiales importantes,
la laïcité doit permettre à tous les citoyens français
de vivre ensemble, en mettant en avant, dans l’espace public, ce qui les rassemble
: leur appartenance à la même Nation citoyenne. La
laïcité permet à chacun, bien sûr, dans la sphère
privée, de croire ou de ne pas croire, en la religion de son choix, et
de pratiquer ou non. Il n’y a pas de "laïcité ouverte" ni
de "laïcité fermée" : la laïcité permet
la liberté de conscience et de culte, mais aussi la définition d’une
conscience collective et d’un intérêt général pour
tous les citoyens. C’est donc l’application stricte du principe de laïcité
(notamment l’interdiction des signes religieux à l’école), qui est
le meilleur gage de respect des libertés individuelles et le meilleur garant
de l’émancipation individuelle et de la citoyenneté. La citoyenneté
est au coeur du projet du Mouvement Républicain et Citoyen : face à
la mondialisation libérale et à son cortège de régressions
économiques et sociales, il faut ressaisir et redéployer les forces
de résistance de la puissance publique. Celle-ci ne peut s’exercer que
lorsqu’elle est exigée par les citoyens, dont elle tire sa légitimité.
La citoyenneté suppose l’acquisitions de savoirs et de principes civiques
grâce à une Ecole qui fait "le pari de l’intelligence"
et donc de l’exigence. Elle suppose aussi que l’Ecole, mais aussi un service national,
constituent le creuset d’un vrai collectif de citoyens, au-delà des différences
et des particularités des individus. La citoyenneté suppose aussi
des conditions matérielles de revenus, de logements, de santé...
sans lesquelles l’émancipation individuelle et l’exercice du civisme sont
rendus difficiles. La citoyenneté suppose le débat public, notamment
grâce à des médias pluralistes de qualité. Elle suppose
des élections qui soient de véritables choix pluralistes éclairés
par des débats de fond. Elle suppose que les représentants du peuple
exercent réellement la puissance publique face aux oligarchies nationale,
européenne, mondiale, et notamment aux forces du capitalisme financier
et aux intérêts communautaires... Autant dire que la citoyenneté
est une conquête, et pas un acquis. C’est la conquête de cette citoyenneté
républicaine qui anime le Mouvement Républicain et Citoyen.
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Culture
- Médias | | Le
MRC est favorable à une dé-marchandisation de la culture, qui passe
par la défense bec et ongle de l’exception culturelle dans le domaine commercial.
Le MRC est favorable à un vrai service public audio-visuel, sans publicité,
financé, en plus de la redevance TV, par une taxe sur la publicité
des chaînes privées. |
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Défense
- sécurité - justice | Pour
le Mouvement Républicain et Citoyen, la sûreté est un droit
pour tous les citoyens. Le MRC est parfaitement conscient que ce sont les citoyens
les plus défavorisés qui sont souvent les premières victimes
de l’insécurité. Une politique de sécurité et de justice
équilibrée doit avoir pour objectif de garantir cette sûreté.
Trop souvent, une partie de la Gauche a pêché par angélisme,
et a négligé la nécessité d’une lutte résolue
contre la délinquance et l’insécurité. Trop souvent, et Nicolas
Sarkozy en est l’exemple le plus flagrant, la Droite a cherché à
instrumentaliser le problème de l’insécurité pour y apporter
une réponse uniquement répressive et gesticulatoire inappropriée.
C’est l’articulation de la prévention et de la répression, sans
angélisme laxiste, ni excès sécuritaire, qui constitue l’équilibre
d’une politique de sécurité et de justice réussie. Jean-Pierre
Chevènement l’a promue au Ministère de l’Intérieur entre
1997 et 2000, sans toujours être entendu du Premier Ministre de l’époque.
Mais il a réussi à mettre en place une police de proximité
qui agissait sur le terrain, en bonne connaissance des territoires, des individus
et des groupes concernés, tant préventivement que répressivement.
Nicolas Sarkozy a démantelé cette police de proximité au
profit d’une politique spectacle de démonstrations de forces et de stigmatisation
de certains territoires. Le MRC croit à la nécessité d’une
Justice indépendante des pressions politiques, mais aussi d’une politique
pénale maîtrisée par les représentants élus
du peuple français. Nous sommes donc favorables à l’indépendance
des magistrats du Siège, mais défavorables à l’indépendance
des magistrats du Parquet. Nous sommes pour une politique pénale graduée
qui réserve la prison à la sanction des crimes et délits
les plus graves, et développe une gamme de sanctions sévères,
mais justes et pédagogiques, pour les délits mineurs. Nous demandons
aussi une politique de rénovation des prisons et la réduction de
la surpopulation carcérale, si nécessaire par la construction de
nouveaux établissements. La sûreté des citoyens français
doit aussi être assurée vis à vis des agressions extérieures
grâce à une défense forte et efficace. Au-delà de la
protection du territoire national, notre défense doit venir en appui d’une
politique étrangère d’indépendance nationale pour la promotion
d’un monde multipolaire, non aligné sur l’hyperpuissance des Etats-Unis.
C’est pourquoi nous sommes favorables à la modernisation de notre force
de dissuasion nucléaire et, plus généralement, de nos forces
armées. |
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Economie
- Emploi | Le
MRC considère que l’urgence sociale est l’accroissement massif du volume
de l’emploi. Il faut relancer pour ce faire la croissance économique française
et européenne. Une telle relance nécessite : - Un changement
de politique commerciale : il faut une préférence commerciale pour
les produits européens - Un changement des statuts de la Banque Centrale
Européenne pour baisser les taux d’intérêts et favoriser l’investissement
- Une politique budgétaire volontariste pour relancer l’investissement
- Maîtrise des grands groupes et de les faire échapper aux raids
boursiers ; il faut aussi que l’Etat s’implique dans la constitution de fleurons
industriels et l’organisation des filières. |
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en savoir plus | | Education
- recherche - NTIC | | Le
MRC place la citoyenneté au coeur de son projet politique. Le creuset de
cette citoyenneté commune est l’Ecole de la République. Le MRC est
favorable à une école qui transmette des savoirs élevés,
avec exigence, et qui apprenne le goût de l’effort et les principes de la
vie collective. L’autorité des enseignants doit être confortée.
La scolarité doit rester obligatoire jusqu’à 16 ans, et le collège
doit rester le lieu commun où se forge la citoyenneté par la vie
collective et les bases culturelles acquises. Mais il doit y avoir des voies diversifiées
pour épanouir tous les talents. L’élitisme républicain, c’est
la sélection des meilleurs, mais c’est aussi et avant tout la promotion
de tous. |
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en savoir plus | | Environnement
- énergie | | La
pollution de l’air impose une réduction forte et rapide de l’émission
des gaz à effet de serre. Le MRC est favorable à toutes les énergies
dont l’usage est faiblement émetteur de ces gaz : les énergies renouvelables
doivent faire l’objet d’une recherche approfondie. Pour l’heure, l’énergie
nucléaire est l’alternative la plus crédible aux hydrocarbures et
il faut aller le plus rapidement possible vers les centrales à fusion.
Le MRC est aussi favorable à une politique de réduction de la consommation
d’énergie, sans altérer la croissance économique et l’emploi. |
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en savoir plus | | Europe |
| Le
MRC a bataillé pour le NON au traité "constitutionnel européen"
; nous avions déjà dit NON à Maastricht. Nous sommes opposés
à toute "constitution" européenne car une telle loi fondamentale
à l’échelle de l’Union donnerait un pouvoir jurisprudentiel incontrôlable
à la Cour de Justice de l’Union Européenne. Le MRC est pour une
Europe des peuples. Nous défendons contre l’oligarchie et l’Europe libérale
actuelle un autre modèle de construction européenne : celui d’une
coopération de nations libres et solidaires. Cette coopération doit
s’articuler autour de grands projets (culturels, éducatifs, industriels,
agricoles, etc.). C’est ce qui a fonctionné dans l’histoire (cf Airbus
par exemple). Ces coopérations à géométrie variable
doivent permettre d’associer la Turquie et le Maghreb, mais aussi la Russie, dans
la construction d’un acteur stratégique européen. La zone Euro doit
être réformée, la BCE ne doit plus échapper à
tout contrôle démocratique. Il faut un gouvernement économique
de l’Euro, constitué des représentants des pays de la zone Euro.
La France doit rétablir la primauté de la loi nationale postérieure
sur le droit européen dérivé. |
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en savoir plus | | International |
| Le
MRC s’est opposé à la première et à la deuxième
guerre du Golfe et défend l’indépendance nationale de la France
et son implication internationale en faveur d’un monde multipolaire, qui ne serait
pas dominé par l’hyperpuissance des Etats-Unis d’Amérique. La France
doit entretenir des rapports privilégiés avec la Francophonie, mais
aussi avec la Russie et la Chine, pour faire contre-poids aux Etats-Unis d’Amérique
et empêcher les néo-conservateurs yankee de précipiter le
monde dans la guerre des civilisations. Le MRC entretient des liens privilégiés
avec les mouvements d’émancipation populaire et progressistes d’Amérique
Latine. Georges Sarre et Jean-Pierre Chevènement ont été
parmi les premiers soutiens d’Hugo Chavez (Venezuela) ou encore Evo Morales (Bolivie).
|
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en savoir plus | | Mondialisation |
| La
mondialisation des transports, de la communication, des échanges, et la
déréglementation qui l’a accompagnée, a engendré la
naissance d’un nouveau capitalisme : le capitalisme financier mondialisé.
Les flux financiers échangés chaque jour représentent mille
fois le volume des échanges commerciaux. C’est une force d’une brutalité
prodigieuse qui engendre l’explosion des profits spéculatifs, le chômage
de masse au Nord, la misère au Sud. Face à cette dictature de l’actionnariat
mondialisé, il faut une reconquête du pouvoir par la citoyens. Elle
nécessite d’abord la reconquête d’espaces citoyens publics, soumis
à délibération collective argumentée et sanctionnée
par le suffrage universel, au premier rang desquels les Etats. Il faut donc conforter
et renforcer le sentiment d’appartenance à la Nation citoyenne (voir la
rubrique Citoyenneté). Cette reconquête doit permettre à la
puissance publique de circonscrire l’économie de marché (notamment
d’y faire échapper les services publics), et de la gouverner : politique
monétaire, politique budgétaire, politique commerciale, politique
industrielle, droit du travail, politique salariale et protection sociale doivent
être maîtrisés avec volontarisme et dans l’intérêt
de la croissance économique, de l’emploi et du progrès social (voir
la rubrique Services Publics et la rubrique Economie/Emploi). |
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en savoir plus | | Santé
- protection sociale | | Le
système de soins constitue dans notre pays l’un des éléments
fondamentaux du pacte républicain, puisqu’il assure une couverture universelle,
égalitaire et solidaire des dépenses de santé de toute personne
qui vit en France. Cependant,
il faut pérenniser son financement. Plutôt qu’un accroissement de
la part directe du financement par les patients, nécessairement inégalitaire,
le MRC préconise des réformes telles que le basculement des cotisations
maladie des salaires vers la Valeur Ajoutée des entreprises, qui aura un
effet positif sur l’emploi et sur les recettes de l’Assurance Maladie. Le MRC
préconise aussi une politique d’optimisation des dépenses (meilleurs
soins au moindre coût), par exemple via le développement des médicaments
génériques, des réseaux de soins, ou encore de la médecine
préventive. Le MRC réfléchit à l’introduction d’une
part forfaitaire de rémunération des médecins en plus du
paiement à l’acte, pour encourager les médecins à consacrer
du temps à des activités non rémunératrices utiles
à la santé publique (formation, prévention, réseaux
de soins...). Le MRC est favorable à l’introduction d’un cinquième
risque (en plus des risques maladie, vieillesse, famille et chômage) : un
cinquième risque "dépendance" qui devrait permettre un
meilleur financement et une meilleure coordination des politiques en faveur des
personnes dépendantes. |
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en savoir plus | | Services
publics | | Le
MRC considère que les services publics sont les bras séculiers qui
permettent à la République de transformer ses principes en réalités
économiques et sociales. Ils assurent l’égalité d’accès
des citoyens à certains services et biens essentiels, quel que soit leur
niveau social ou leur lieu d’habitation. Pour offrir un cadre favorable à
la croissance et à l’emploi, nous avons aussi besoin de services publics
performants et de qualité. Défense, police, gendarmerie, justice,
impôts, éducation, santé, relèvent évidemment
du Service Public. Mais le MRC considère que les réseaux de communication,
de transports, d’énergie, et leur exploitation, relèvent aussi du
Service Public : Poste, Télécommunication, chemins de fer, autoroutes
et routes, électricité, gaz, eau... doivent rester ou redevenir
des Services Publics. Si les Français ont rejeté le projet de «
constitution » européenne, c’est parce qu’ils ont saisi que «
la concurrence libre et non faussée » était le lacet avec
lequel les libéraux entendaient étrangler le service public. Certes,
ils n’en dressaient pas l’acte de décès ! Mais en les soumettant
à la concurrence, on les laissait à la merci de l’écrémage
où le secteur privé s’octroie les activités rentables, ne
laissant au public que le secteur déficitaire, avant de disparaître.
Le MRC exige une modification profonde de la politique européenne en direction
des services publics : nous exigeons une directive « service public »,
permettant sans équivoque de préserver nos services publics, garants
de l’égalité d’accès des citoyens aux services de base ;
faute de quoi le maintien du service public dans notre pays exige une clause d’opting
out sur les mesures de libéralisation. |
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en savoir plus | | Ville
- logement - transports | |
La
crise du logement que subissent les Français appelle une réponse
politique. Il est nécessaire, notamment en Ile de France, d’accroître
significativement la construction de logements sociaux, ce qui suppose que l’Etat
et les collectivités territoriales dégagent les terrains et les
fonds appropriés. Il est aussi nécessaire de réorienter les
financements publics vers l’aide à la pierre (aides destinées à
favoriser l’investissement immobilier et donc à accroître le nombre
de logements), qui ont un effet à la baisse sur le prix des loyers, plutôt
que vers l’aide à la personne (allocations destinées à aider
les personnes à payer leurs loyers), qui ont un effet à la hausse
sur le prix des loyers. Il faut aussi que la puissance publique encadre plus strictement
la progression des loyers. En matière de transports, nous préconisons
une politique volontariste d’aménagement du territoire (voir rubrique Aménagement
du Territoire) pour assurer l’égalité spatiale des citoyens et aider
le développement de l’économie française. Entre 1988 et 1993,
au Ministère des Transports, Georges SARRE a contribué à
la mise en oeuvre d’un schéma d’investissement particulièrement
ambitieux dans les infrastructures de transport, constituant le point haut de
l’investissement public français dans les infrastructures de transport
sur les vingt dernières années. Il a aussi mis en place une politique
de sécurité routière jouant sur plusieurs leviers tels que
la responsabilisation des conducteurs (permis à points), la répression
de la délinquance routière (développement des contrôles
de vitesse et d’alcoolémie), l’amélioration technique du parc automobile
(contrôle technique automobile), l’amélioration de la sécurité
passive des passagers (ceintures de sécurité obligatoire à
l’arrière), ou encore l’amélioration de la formation des conducteurs
(développement de la conduite accompagnée à partir de 16
ans). Cette politique s’est traduite par une baisse de 25% du nombre d’accidents
et de tués, et de près de 30% du nombre de blessés sur les
routes. |
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