Blog de la Fédération de Paris du Mouvement Républicain et Citoyen
PARLEMENT EUROPEEN : ELECTIONS DE 2004 ET ELECTIONS DE 2009

Par Bernard PRUDHON Avocat à la Cour d’Appel de Paris



De l’une à l’autre des deux consultations, en passant par les commentaires de l’opinion, ceux de droite pour se féliciter de l’affaissement du parti socialiste, et ceux de gauche pour saluer l’émergence de l’écologie politique montante, rien ou presque n’a été dit sur le rapport de l’opinion publique française à l’Union Européenne en l’état de ses institutions et de ses résultats.

Ce qu’on peut en dire, ainsi qu’il résulte du tableau joint ci-dessous, tient à la désaffection confirmée que persiste à y opposer l’électorat français, tant de droite que de gauche.

Les formations politiques de droite aux sympathies européiste, l’UMP, le Nouveau Centre et le MODEM ne recueillent que 36.32 % des suffrages exprimés qui eux même n’atteignent que 40.65% des suffrages inscrits, de telle sorte que ces même droites réunies ne représentent ensemble que 36,32% de 40,65 %, soit 36.32 % x 40.65 % = 14.76 % de ces derniers.

Les formations de gauche protagonistes des institutions de Bruxelles, le Parti Socialiste et " Europe Ecologie" ne recueillent, pour leur part, qu’un total de 32.76 % des suffrages exprimés, qui ne correspondent qu’à 40.65 % des suffrages inscrits, de telle sorte qu’ils ne représentent que 32.76 % des 40.65 % des suffrages inscrits, c'est-à-dire 32.76 % x 40.65 % =13.31 % de ces derniers.

Qu’ainsi les suffrages totaux des européistes de droite et de gauche, toutes nuances confondues, ne représentent que 14,76 % + 13,31 % = 28,07 % de la totalité du corps électoral en France, alors même qu’ils en représentaient 25,70 % en 2004 ce qui implique qu’à l’échelle de 10, moins de 3 d’entre eux seulement s’associent par leur vote au renouvellement des instances de Bruxelles

Rien là en tout cas qui puisse autoriser à voir dans le concours du gouvernement français au processus d’intégration politique et constitutionnel des états européens l’aval d’une adhésion populaire réelle. La réticence de l’électorat reste entière.

L’œuvre de promotion, de soutien et de banalisation de l‘Europe de Maastricht, d’Amsterdam et de Nice n’a pas cessé d’être entreprise par une classe politique hétéroclite et d’une représentativité continûment dérisoire, ce dont témoigne avec éclat l’arithmétique électorale.

classeur17_juin_2009.xls Classeur17 juin 2009.xls  (16 Ko)