Blog de la Fédération de Paris du Mouvement Républicain et Citoyen

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Le Mouvement Républicain et Citoyen à Paris, avec Jean-Pierre Chevènement et Georges Sarre, est un parti de gauche qui milite pour une République Sociale. Laïcité, Citoyenneté, Souveraineté populaire, Services Publics forts, Ecole républicaine relevée, indépendance de la France dans le monde, Europe respectueuse des peuples sont ses priorités.

Retrouvez sur ce site la présentation du MRC à Paris, ses orientations, ses cadres, ses élus, ses militants. Suivez les rendez-vous militants. Participez au débat.
PARLEMENT EUROPEEN : ELECTIONS DE 2004 ET ELECTIONS DE 2009

Par Bernard PRUDHON Avocat à la Cour d’Appel de Paris



De l’une à l’autre des deux consultations, en passant par les commentaires de l’opinion, ceux de droite pour se féliciter de l’affaissement du parti socialiste, et ceux de gauche pour saluer l’émergence de l’écologie politique montante, rien ou presque n’a été dit sur le rapport de l’opinion publique française à l’Union Européenne en l’état de ses institutions et de ses résultats.

Ce qu’on peut en dire, ainsi qu’il résulte du tableau joint ci-dessous, tient à la désaffection confirmée que persiste à y opposer l’électorat français, tant de droite que de gauche.

Les formations politiques de droite aux sympathies européiste, l’UMP, le Nouveau Centre et le MODEM ne recueillent que 36.32 % des suffrages exprimés qui eux même n’atteignent que 40.65% des suffrages inscrits, de telle sorte que ces même droites réunies ne représentent ensemble que 36,32% de 40,65 %, soit 36.32 % x 40.65 % = 14.76 % de ces derniers.

Les formations de gauche protagonistes des institutions de Bruxelles, le Parti Socialiste et " Europe Ecologie" ne recueillent, pour leur part, qu’un total de 32.76 % des suffrages exprimés, qui ne correspondent qu’à 40.65 % des suffrages inscrits, de telle sorte qu’ils ne représentent que 32.76 % des 40.65 % des suffrages inscrits, c'est-à-dire 32.76 % x 40.65 % =13.31 % de ces derniers.

Qu’ainsi les suffrages totaux des européistes de droite et de gauche, toutes nuances confondues, ne représentent que 14,76 % + 13,31 % = 28,07 % de la totalité du corps électoral en France, alors même qu’ils en représentaient 25,70 % en 2004 ce qui implique qu’à l’échelle de 10, moins de 3 d’entre eux seulement s’associent par leur vote au renouvellement des instances de Bruxelles

Rien là en tout cas qui puisse autoriser à voir dans le concours du gouvernement français au processus d’intégration politique et constitutionnel des états européens l’aval d’une adhésion populaire réelle. La réticence de l’électorat reste entière.

L’œuvre de promotion, de soutien et de banalisation de l‘Europe de Maastricht, d’Amsterdam et de Nice n’a pas cessé d’être entreprise par une classe politique hétéroclite et d’une représentativité continûment dérisoire, ce dont témoigne avec éclat l’arithmétique électorale.

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Nous vous invitons à deux rencontres-débats,

avec Michel CHARZAT, membre honoraire du Parlement, Conseiller de Paris, Animateur de La Gauche Avant Tout

& Georges SARRE, ancien Ministre, membre honoraire du Parlement, Maire-adjoint de Paris, Secrétaire National du Mouvement Républicain & Citoyen


mercredi 8 juillet à 19h30
A la maison des associations ; 181, av. Daumesnil
75012 PARIS,
Métro Daumesnil

thème : « Comment protéger l’emploi, les citoyens, l’environnement dans la mondialisation ? »


jeudi 9 juillet à 19h30
Amphithéâtre du gymnase du 10, rue Huygens
75014 PARIS
Métros Edgar Quinet, Raspail ou Vavin

thème : « Citoyenneté et Laïcité aujourd’hui. »
Les Civilisations Occidentales,
Une Histoire en Quête d'Avenir

(Economica)

La crise actuelle est celle de l’Occident confronté désormais à l’humanité tout entière, les paravents idéologiques ayant disparu avec le mur de Berlin. Au-delà de ses dimensions boursière, financière, économique, son essence est culturelle, révélant, catalysant et accélérant le choc de toutes les civilisations, qui se retrouvent dans un seul champ clos, celui de l’économie-monde et du village planétaire.

L’Occident s’enracine dans une extrémité de l’Europe, traversée de la mer du Nord à l’Adriatique par la frontière linguistique séparant Latins et Germains. Or, les langues fondent les civilisations. Car, la langue dans laquelle il pense et rêve libère l’homme tout en l’enfermant. Elle le libère parce qu’elle lui permet non seulement d’échanger, mais aussi de nommer, et de préciser sa pensée. Elle l’enferme parce qu’elle a déjà une longue histoire quand, à sa naissance, il en hérite. Mais elle constitue le terreau intellectuel commun de ceux qui la partagent. À partir d’elle, se conçoit une même manière de
percevoir le monde et la société, à travers le même champ lexical et les mêmes formes grammaticales. Toutefois, si elle ne se confronte pas aux autres langues, elle est mena cée
de blocage conceptuel.

Latines ou germaniques, les langues d’Occident appartiennent à la famille indoeuropéenne.
Georges Dumézil a montré que les Indo-européens, avant leur entrée dans l’histoire, partageaient une même conception de la société, répartissant les activités humaines entre éthique, politique et économique, le lien pouvant être assuré par le *Reg. En grec, en slave ou en iranien, cette racine ne renvoie à aucune institution. En revanche, elle a donné le Rex latin, le Reich et le Recht allemands, le right et le realm anglais. Individu ou collectif, le Rex est contingent. À l’inverse, les termes germaniques dérivés expriment des immanences. Cette différence irréductible sépare Latins et Germains. Dans les temps historiques, comme la grammaire et le vocabulaire, la conception primordiale subsiste, tout en se transformant et en s’adaptant.

Vers l’An mil, la tension créée par l’illusion d’une unique civilisation chrétienne provoqua un big-bang. Après la séparation des Grecs, Latins et Germains se sont progressivement mis à chercher séparément leurs fondamentaux. Mais Rome a enseigné l’État aux Germains pour pallier les déficiences de la spontanéité de la société civile et du marché. Mais la Germanie a apporté aux Latins le mandat représentatif, qui avait manqué à la République romaine. Cette intrication conflictuelle est dite civilisation occidentale.

Ses effets se sont répandus sur le continent entier, puis aux Amériques, pour finir par englober la planète dans sa totalité, permettant malgré les guerres et les inégalités, à l’humanité d’être plus nombreuse que jamais, et à chacun d’espérer vivre plus longtemps que ses ancêtres.

Cependant, avec la fin des idéologies, la lumière fossile du big-bang revient en Europe. Elle a disloqué la Yougoslavie. Elle mine la Belgique. L’Allemagne, sous le patronage d’Angela Merkel, commémore le bimillénaire de la bataille de Teutobourg, le 9 septembre 2009. Elle hante la construction européenne qui, depuis vingt ans, ne surmonte cet obstacle que par une continuelle fuite en avant. Pourtant, l’Occident repose sur ce choc fécond entre Rome et la Germanie. À vouloir le nier, l’Europe s’engage dans une impasse dangereuse. Elle prive la planète d’un moteur performant. Elle se rend impuissante.

Quel est le carburant de ce moteur à antagonisme des civilisations occidentales ? Quelles en sont les pièces ? Ce livre cherche à répondre à ces questions.

les_civilisations_occidentales.pdf Les civilisations occidentales.pdf  (205.96 Ko)